La Peuplade

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LES EMPLOYÉS

Olga Ravn

Roman

Dans un futur indistinct, à des millions de kilomètres de la Terre, des employés travaillent sur le six millième vaisseau d’une puissante compagnie aux allures totalitaires. Il y a les humains et il y a les ressemblants. Ceux qui ont été enfantés et ceux qui ont été créés. Ceux qui vont mourir et ceux qui ne mourront pas.

 

Sur une période de dix-huit mois, une commission compile une série de témoignages au sujet des relations et de la production à bord du vaisseau où l’activité consiste souvent à surveiller d’étranges objets bourdonnants, qui améliorent l’humeur, fécondent les rêves et hallucinent les consciences. Aussi glaçante qu’émouvante, cette science-fiction révèle le désarroi d’humains contraints de vivre loin de chez eux et les interrogations des ressemblants quant à leurs capacités émotives.

 

Je sais que vous dites que je ne suis pas dans une prison ici, mais les objets m’ont dit le contraire.

 

Parution : 6 février 2020

Parution: 6 février 2020
176 pages, 978-2-924898-50-5, 21,95$ | 18,00 €

Échos de la presse

★★★ 1/2 […] une dystopie déstabilisante et critique d’un mode de vie défini par la logique du travail, de la performance et de la croissance à tout prix […] Un objet à la fois glaçant et mélancolique.

Anne-Frédérique Hébert-Dolbec, Le Devoir

L’écriture chatoyante d’Olga Ravn est de la couleur de l’acier et des banquises. Sa prose poétique s’impose telle une œuvre d’art étrange, d’une beauté qui a les reflets émouvants des glaces éternelles.

 

Ariane Gélinas, revue Les libraires 

Après la sortie fulgurante de Ténèbre en janvier 2020, La Peuplade nous offre un deuxième roman à la fois sombre et fantastique, Les Employés, de l’auteure danoise Olga Ravn. Le roman prend la forme d’une série de témoignages recueillis parmi les employés d’un vaisseau spatial appartenant à une corporation aux allures totalitaires. L’activité consiste à « surveiller d’étranges objets bourdonnants qui améliorent l’humeur, fécondent les rêves et hallucinent les consciences ». À lire la description, on pense à un mélange de Tarkovski et d’Octavia Butler! Très intriguant.

Librairie Drawn & Quarterly

Les Employés, ce serait comme une niche ouatée et poreuse dans laquelle dormirait une histoire, un récit entêtant, qui questionne sans question et répond sans réponse. Un petit bout de texte qui joue sa mélodie des confins à l’intérieur de vous. Une voix un peu mélancolique un peu stupéfiante un peu tout ça, extraite d’espaces intemporels et sans géographie.

Fabien Bernier, Librairie Decitre, Grenoble

Les distances, temporelles et spatiales, pourraient éventuellement nous rassurer sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une anticipation, c’est-à-dire d’une situation qui pourrait nous échoir prochainement. Seulement, voilà : la métaphore est terrifiante, même si elle est empreinte de poésie et qu’elle laisse affleurer une forme de sensibilité, d’humanisation même, chez ces êtres qui sont de la technique et du programme (mais pas seulement), les ressemblants. À lire comme un poème philosophique, c’est très beau.

Dominique Panchèvre – Directeur de Normandie Livre et lecture

Olga Ravn raconte un milieu dépossédé de sens, poussé vers un impossible oubli, guidé par une puissance lointaine, aveugle, insensible, ignorante. Son récit est troublant, par ce qu’il met à distance, et ce qu’il rapproche de nos existences. Quête de sens. Envie. Abandon. Lassitude. A la fin, il reste : l’échec, la résignation.

Julie à mi mots

Les Employés, ce serait comme une niche ouatée et poreuse dans laquelle dormirait une histoire, un récit entêtant, qui questionne sans question et répond sans réponse.

Un petit bout de texte qui joue sa mélodie des confins à l’intérieur de vous. Une voix un peu mélancolique un peu stupéfiante un peu tout ça, extraite d’espaces intemporels et sans géographie.

Oui, un bien étonnant petit objet.

Fabien Bernier – Librairie Decitre, Grenoble

À lire comme un poème philosophique, c’est très beau.

Dominique Panchèvre - Lecteur

j’ai adoré ! Cette ambiance inquiétante, avec l’angoisse qui monte par petites touches au gré des informations qu’on nous donne au fil des dépositions, les questions nombreuses qui restent en suspens, la guerre intestine dans le vaisseau entre humain-es et ressemblant-es… tout est chouette, bien mené, bien écrit, c’est un beau roman d’ambiance !

Camille Broch – Librairie L’Embarcadère, Saint Nazaire

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