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LES EMPLOYÉS

Olga Ravn

Roman

Dans un futur indistinct, à des millions de kilomètres de la Terre, des employés travaillent sur le six millième vaisseau d’une puissante compagnie aux allures totalitaires. Il y a les humains et il y a les ressemblants. Ceux qui ont été enfantés et ceux qui ont été créés. Ceux qui vont mourir et ceux qui ne mourront pas.

 

Sur une période de dix-huit mois, une commission compile une série de témoignages au sujet des relations et de la production à bord du vaisseau où l’activité consiste souvent à surveiller d’étranges objets bourdonnants, qui améliorent l’humeur, fécondent les rêves et hallucinent les consciences. Aussi glaçante qu’émouvante, cette science-fiction révèle le désarroi d’humains contraints de vivre loin de chez eux et les interrogations des ressemblants quant à leurs capacités émotives.

 

Je sais que vous dites que je ne suis pas dans une prison ici, mais les objets m’ont dit le contraire.

 

Traduit du danois par Christine Berlioz et Laila Flink Thullesen

 

SÉLECTIONNÉ pour le prix L’Antre Guillemets de l’Imaginaire

Parution: 6 février 2020
176 pages, 978-2-924898-50-5, 21,95$ | 18,00 €

Échos de la presse

★★★ 1/2 […] une dystopie déstabilisante et critique d’un mode de vie défini par la logique du travail, de la performance et de la croissance à tout prix […] Un objet à la fois glaçant et mélancolique.

Anne-Frédérique Hébert-Dolbec, Le Devoir

L’écriture chatoyante d’Olga Ravn est de la couleur de l’acier et des banquises. Sa prose poétique s’impose telle une œuvre d’art étrange, d’une beauté qui a les reflets émouvants des glaces éternelles.

Ariane Gélinas, revue Les libraires 

[…] un livre qui est très très actuel, qui est très réussi. […] C’est extrêmement bien fait. C’est efficace. Donc, à lire!

David Cantin à l'émission Les Effrontés sur QUB Radio

★★★★C’est devenu un lieu commun d’affirmer à propos d’un roman qu’il est polyphonique — probablement presque autant que d’en écrire un. Cependant, chez Ravn, ce registre de la déposition, en plus de la dimension policière qu’elle comporte, soumet en quelque sorte lui aussi le discours à la loi de la productivité : la parole y cesse d’être une fin, elle y devient l’apanage de ce que Barthes appelait les « écrivants ». Les voix se multiplient alors moins pour faire état de la diversité des subjectivités que pour mettre en scène une réification commune dans laquelle les visages et les voix sont dissous, ramenés à leur unique position dans la hiérarchie du vaisseau.

Laurence Perron, Lettres Québeboises

Après la sortie fulgurante de Ténèbre en janvier 2020, La Peuplade nous offre un deuxième roman à la fois sombre et fantastique, Les Employés, de l’auteure danoise Olga Ravn. Le roman prend la forme d’une série de témoignages recueillis parmi les employés d’un vaisseau spatial appartenant à une corporation aux allures totalitaires. L’activité consiste à « surveiller d’étranges objets bourdonnants qui améliorent l’humeur, fécondent les rêves et hallucinent les consciences ». À lire la description, on pense à un mélange de Tarkovski et d’Octavia Butler! Très intriguant.

Librairie Drawn & Quarterly

Les Employés, ce serait comme une niche ouatée et poreuse dans laquelle dormirait une histoire, un récit entêtant, qui questionne sans question et répond sans réponse. Un petit bout de texte qui joue sa mélodie des confins à l’intérieur de vous. Une voix un peu mélancolique un peu stupéfiante un peu tout ça, extraite d’espaces intemporels et sans géographie.

Fabien Bernier, Librairie Decitre, Grenoble

Les distances, temporelles et spatiales, pourraient éventuellement nous rassurer sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une anticipation, c’est-à-dire d’une situation qui pourrait nous échoir prochainement. Seulement, voilà : la métaphore est terrifiante, même si elle est empreinte de poésie et qu’elle laisse affleurer une forme de sensibilité, d’humanisation même, chez ces êtres qui sont de la technique et du programme (mais pas seulement), les ressemblants. À lire comme un poème philosophique, c’est très beau.

Dominique Panchèvre – Directeur de Normandie Livre et lecture

Olga Ravn raconte un milieu dépossédé de sens, poussé vers un impossible oubli, guidé par une puissance lointaine, aveugle, insensible, ignorante. Son récit est troublant, par ce qu’il met à distance, et ce qu’il rapproche de nos existences. Quête de sens. Envie. Abandon. Lassitude. A la fin, il reste : l’échec, la résignation.

Julie à mi mots

Les Employés, ce serait comme une niche ouatée et poreuse dans laquelle dormirait une histoire, un récit entêtant, qui questionne sans question et répond sans réponse.

Un petit bout de texte qui joue sa mélodie des confins à l’intérieur de vous. Une voix un peu mélancolique un peu stupéfiante un peu tout ça, extraite d’espaces intemporels et sans géographie.

Oui, un bien étonnant petit objet.

Fabien Bernier – Librairie Decitre, Grenoble

À lire comme un poème philosophique, c’est très beau.

Dominique Panchèvre - Lecteur

j’ai adoré ! Cette ambiance inquiétante, avec l’angoisse qui monte par petites touches au gré des informations qu’on nous donne au fil des dépositions, les questions nombreuses qui restent en suspens, la guerre intestine dans le vaisseau entre humain-es et ressemblant-es… tout est chouette, bien mené, bien écrit, c’est un beau roman d’ambiance !

Camille Broch – Librairie L’Embarcadère, Saint Nazaire

À travers ce roman de science-fiction, nourri de poésie et de symbolisme, Olga Ravn montre combien la vie n’a de sens que par sa mort. Un message éclairant à l’heure où les apôtres du transhumanisme tentent de contourner ce qu’ils voient, à tort, comme une fin et non un début à tout.

Alice Develey, Le Figaro

Magnifique commentaire illustré autour du roman LES EMPLOYÉS réalisé par le blogue « Mots (commentaires littéraires ordinaires) ».

Mots (commentaires littéraires ordinaires)

Ne cherchez plus votre OVNI de cette année. Les employés, paru aux éditions La Peuplade, est à ranger quelque part entre Zamiatine et Rivers Solomone. Un vent nouveau venu du Danemark !

Critic Libraire-éditeur Rennes

Des ressemblants obsédés par les odeurs du familier; des humains catatoniques devant des hologrammes de leurs enfants disparus, des expéditions sur une planète « La Nouvelle Découverte » qui permettent aux ressemblants de se sentir vivant beaucoup plus qu’après une énième mise à jour périodique. Le roman LES EMPLOYÉS injecte une forte et nécessaire dose de sens artistique et de philosophie poétique dans une science-fiction qui en a bien besoin si elle espère nous faire rêver à autre chose que des planètes terraformées… La grande et regrettée Ursula K. Le Guin, de même que le génial Jacques Abeille apprécieraient intensément ce récit de la jeune danoise Olga Ravn qui s’attarde sur ce questionnement éternel et fécond, qu’est-ce qui fait de nous des êtres vivants? Contrairement aux romans de science-fiction traditionnels, ici, même l’entreprise artistique représentée par l’installation, est appréhendée de sorte que nous pouvons apprécier le jeu des interactions entre l’expérience esthétique et l’auto-réflexivité humaine! Le procédé narratif des dépositions s’avère tout à fait capable de traduire la pluralité des expériences humaines, face à l’imminence de la mort, face à la convoitise, face à la fascination, face à l’autorité démiurgique… Un grand roman!

Olivier Boisvert, Librairie Gallimard Montréal

Un voyage intergalactique radicalement différent pour aventuriers de l’extrême.

Just A Word

Le roman de Olga Ravn semble traversé par une tension entre l’expérience vécue et la poésie qui l’exprime en toute immanence, et la finalité de son intrigue, l’échelle et le temps des grands projets déshumanisants. Si les grands thèmes de SF qui sont abordés dans LES EMPLOYÉS ne sont, en définitive, pas si inédits, l’originalité du récit, le raffinement de la prose et l’empathie suscitée par les voix des personnages en font une magnifique lecture, féconde d’idées et de réflexions, source d’images poétiques inépuisables.

Un dernier livre avant la fin du monde

C’est un des livres les plus étranges que j’ai lu et malgré tout je le recommande absolument à tout le monde en ce moment.

Biz, au club de lecture de Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première

Olga Ravn, c’est Samuel Beckett qui écrirait Alien — dans la perspective d’une science-fiction comme celle d’Asimov, d’Herbert ou d’Arthur C. Clark, avec des colonies terraformées, mais racontée avec l’âpreté et le dépouillement de Godot. C’est un verre de whisky après un marathon, quand on espérait un litre d’eau : ça vous coupe les jambes.

Nicolas Gary, ActuaLitté

Le résultat est magnifique, à la fois merveilleux et déroutant. C’est un petit chef-d’oeuvre de construction littéraire, qui déjoue nos attentes pour mieux les satisfaire. C’est un roman d’exception, trop original pour être résumé convenablement. Bref, c’est un livre à lire absolument.

Gabriel Marcoux-Chabot, écrivain

Fonctions et émotions, humains et ressemblants, tous s’entremêlent dans une narration stylistique où l’autrice joue avec le fragment pour s’éloigner du récit linéaire. Ce que j’aime le plus de ce roman, c’est qu’il m’a poussé à m’interroger sur moi-même et sur l’humain en général.

Laurence Lacroix, Le fil rouge:

À lire comme un poème philosophique, c’est très beau.

Dominique Panchèvre, L'Actualitté

Le roman de Ravn, tissé de fragments singuliers et de brève bouffées d’émotions brutes, construit une tragédie par petites touches impressionnistes.

Jean-Louis Trudel, Revue Solaris 2020

Il faut lire ce livre comme une expérience, une performance, ne pas trop chercher, se laisser porter. Devenir mousse, herbe, là où elle n’aura jamais dû pousser, devenir objet, impalpable, devenir abstraction, programme. Attendre la fin. Se télécharger dans l’infini. Un récit qui questionne sur la singularité, la frontière entre l’humain et l’artificiel.

Mrs.Krobb, Le combat occulaire

Une oeuvre particulièrement forte, qui risque d’enfanter une vaste dépendance, tant il s’agit d’une technique diégétique originale et engageante.

revue Collections par L'ANEL

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