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Je ne sais pas penser ma mort

Marisol Drouin

Récit

En juillet 2016, Marisol Drouin abandonne le roman sur lequel elle travaillait depuis cinq ans. Elle se met alors à écrire autrement, spontanément, sans plan ni relecture, à écrire comme un train fonce, terrifiée à l’idée d’échapper l’urgence. Pendant six mois, alors qu’elle se tient debout à la fenêtre de l’Atelier, le désir remonte et la colère déborde en une série de courts textes à la frontière du récit et de l’essai intime. On y découvre les lieux de résistance d’une femme non conformiste en prise avec le langage de l’homme et, aussi, les événements qui l’ont exclue du monde. Récit d’une insurrection, Je ne sais pas penser ma mort est la somme de ces méditations, retraçant l’origine du rapport rageur de l’écrivaine à l’écriture.

L’écriture comme mal à apaiser, l’écriture comme combat contre le temps, l’écriture comme grand amour : une réflexion honnête sur la création littéraire.

Parution: 31 octobre 2017
216 pages, 978-2-924519-61-5, 21,95 $ | 18 €

Échos de la presse

Geste de rébellion littéraire d’une pertinence indiscutable.

Pierre-Alexandre Buisson, Ton Barbier

Il y a de la rage dans cet exercice de style, dans cette exploration d’une mémoire constitutive de la singularité de l’auteure, dans ces confessions d’une âme abîmée et inconfortable face à ces diktats sociaux qui appellent à une somme dont elle ne veut pas faire partie. Il y a de l’intimité, de la fragilité, exposés dans une certaine urgence, par un cri du coeur qui passe par la mise à mort d’un projet littéraire pour en faire naître un autre qui célèbre la vie. Et qui le fait en cherchant à déranger, pour finalement, surtout, séduire.

Fabien Deglise, Le Devoir

En de courts textes, Marisol Drouin entremêle habilement les anecdotes de son quotidien aux courants sociaux ou à l’actualité. Phrases courtes, style direct, paroles précises, parfois crues. L’écriture est son combat et on voudrait porter des gants de boxe à ses côtés. Il y a des auteurs comme ça dont la parole est nécessaire. En fiction ou pas. Heureusement que Marisol Drouin ne sait pas penser sa mort, sa vie de femme est porteuse de douces nostalgies, de rêves d’émancipation et de riches enseignements.

Mario Cloutier, La Presse

Marisol Drouin abandonne à contre-cœur un roman sur lequel elle travaille depuis plusieurs années. De ce projet avorté naît ce carnet d’écriture (…) un récit viscéral sur l’écriture, l’abandon et la création.

Les Méconnus

Un essai plein d’honnêteté qui résonne en moi, depuis la fin de ma lecture.

Le fil rouge

Avec JE NE SAIS PAS PENSER MA MORT on est entre le récit de l’intime et le journal d’écriture. Une réflexion sur la création en même temps qu’un questionnement sur la mort, celle que l’on donne, celle que l’on n’ose pas nommer, celle qui nous frappe dessus sans qu’on ne l’ait appelée. Et par ricochet, un essai sur la vie, la famille, la maternité. Et surtout, l’être au monde comme féministe, avec toujours le regard des autres sur soi.

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