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La vie radieuse

Chantal Neveu

Poésie

Attentive à ce qui est vivant, Chantal Neveu contemple librement les éléments natifs : montagnes, arbres, vent, diamants, quarks, gaz et terres, nuages, ciel et neige. L’eau de l’eau de l’eau. Elle convoque ce que nous sommes ensemble — mots et corps adjacents. Ce texte rayonne de tout son éclat, fait voir le monde intime et social au fil des révolutions et des printemps.

Est-ce une idylle ?

Forme brève renversée, La vie radieuse appelle à la mobilisation des cœurs, inclut le hors-champ, invite à créer des concordances et, émancipée, vote ses propres lois en faveur d’une même humanité. C’est un état d’esprit : oublier un tant soit peu l’individu pour plus de mutualité, pour enfin être _ simplement _ totalement _ être.

Parution: 4 octobre 2016
240 pages, 978-2-924519-31-8, 23,95$ | 18 €

Échos de la presse

Artiste multidisciplinaire dont le foyer d’action est l’écriture, Chantal Neveu offre avec La vie radieuse une œuvre majeure et inoubliable, une ode à la propension humaine à observer et à créer des relations entre toutes les composantes de la réalité, célébrant du même souffle notre plus extraordinaire faculté : le langage.

Sébastien Dulude, Lettres québécoises

Un peu comme les matières évoquées dans le texte sont passées au tamis de la conceptualisation de façon à faire respirer la flamme de leur essence, la manière de disposer les vers sur la page entend elle aussi parler de forme essentielle, puisque l’auteure nous offre un livre distillé qui ne présente très souvent qu’une seule ligne par page, ou un seul mot par ligne, et même un seul mot par page. Autrement dit, la beauté hachée menu des matières (vivantes ou inertes) qui sont présentées dans le poème trouve un écho direct dans la beauté formelle, hachée menu elle aussi, de l’écriture.

Monique Deland, #152, Les Écrits

Un texte signé Christian Désagulier sur Poezibao au sujet du livre LA VIE RADIEUSE de Chantal Neveu.

Christian Désagulier, Poezibao

Ses livres sont des messages personnels singuliers, à la croisée du fragment (qui en appelle toujours un autre) de la poésie portée par une grande sensualité et d’un travail méticuleux sur la langue. Une « érocriture » à l’os, sur laquelle l’auteure passe et repasse pour enlever toute graisse et digression indésirables. Une langue qui, d’emblée, nous prend ou nous met à distance. En ménageant des espaces entre ces mots qui coulent – parfois, un mot ou une courte phrase par page suit d’autres qui en contiennent une quinzaine –, Chantal Neveu nous invite autant à respirer et à mesurer qu’à relier pour mieux avancer sans balise mais en confiance, guidés par une petite musique minimaliste mais jamais froide.

Philippe Franck, Revue Inter n˚130 | Octobre 2018, page 70

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