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Les Querelleurs

France Théoret

Roman

Deux hommes dans la force de l’âge. L’un éditeur, l’autre romancier. Ils occupent la scène publique, accèdent au sommet de leur carrière. Ils ont convenu de publier une nouvelle édition du roman à succès Le batailleur, que le créateur pourra retoucher de bon gré. Un contrat est signé, que le romancier finit par contester en justice. Le procès dure quinze ans. Avec leurs avocats, ils seront quatre face au juge.

Avec ce roman incisif et saisissant, France Théoret dissèque au scalpel la suffisance, la domination et le mensonge de la joute masculine qui s’affirme par la virilité intellectuelle. Les querelleurs fait le récit d’un procès littéraire, mais inculpe au passage une littérature dominée par les hommes.

Parution: 27 février 2018
152 pages, 9782924519721, 20.95 $

Échos de la presse

«Il faut aller là où l’on n’est jamais allé […] aller vers le danger, aller vers ce qu’on ne sait pas.» – France Théoret

Plus on est de fous, plus on lit sur ICI Radio-Canada Première

Le récit décrit un procès, une lutte sans merci entre un auteur et son éditeur, accusé de trahison. On l’imagine facilement, tous les coups sont permis. Les deux hommes jouent les victimes, croient à leurs propres mensonges, s’entêtent et se butent. Transportés entre la pensée et les agissements de l’un et de l’autre, la tête et le cœur du lecteur seront tentés par une position ou son contraire. Mais l’on comprend vite que tout n’est que guerre d’images et idées préconçues, subterfuges futés et manipulations odieuses. Postures et impostures. On connaît ces hommes, on les a vus dans les parlements, les débats télévisés et les cours de justice. France Théoret a visé juste. Sa tragicomédie, parce qu’on sourit parfois devant les bouffonneries de ces gorilles de pacotille, décrit bien une époque où les coups de gueule se sont insidieusement substitués à la pensée. ★★★★

Mario Cloutier, La Presse

Oeuvre aux accents très sarrautien, Les querelleurs poursuit, sans mièvrerie, avec ce même souci du détail et de la précision que dans les romans et essais précédents de Théoret, la mise en accusation des aliénations du monde par, et dans, des lieux de pouvoir dont l’esprit est depuis trop longtemps affligé par le caractère belliqueux et arrogant de certains hommes. ★★★★

Fabien Deglise, Le Devoir

(…) France Théoret frappe un grand coup avec sa plus récente offrande, Les querelleurs, une exploration des relations d’affaires entre hommes, bouillie joyeusement dégueulasse de bravade et de certitudes inébranlables. D’une grande maîtrise stylistique et portée par une plume ironique et sans fioritures, la prise de bec sous forme de huis clôt juridique éclabousse le très masculin milieu littéraire et ses figures consacrées.

Jean-Sébastien Doré, Impact Campus

Dans ce roman elle parle d’un contentieux juridique qui va s’étendre sur quinze ans et qui oppose un éditeur et un auteur, tous deux jouissant dans leur domaine d’un niveau de renommé. Elle décortique très bien tout ce qui peut se passer dans la tête des protagonistes dans leur vision chacune de ce qui doit être. De plus, comme elle est une féministe engagée, la romancière jette un regard critique sur ces combats de coq au masculin. C’est une belle radiographie d’un milieu pour ceux qui ne le connaisse pas.

Culture Hebdo

C’est ainsi que, sans concessions, France Théorêt nous décrit des hommes qui ne doutent de rien et surtout pas d’eux-mêmes. Elle le fait avec un froid détachement, mettant en relief le moindre détail qui les concerne. Comme si elle tournait autour d’eux et que chaque pas de côté révélait un nouveau pan de ces personnalités en observation.

(…) roman ironique (…) d’une implacable efficacité.

Josée Boileau, Journal de Montréal

Dans LES QUERELLEURS, France Théoret mène avec brio le procès du milieu littéraire québécois et la prédominance des hommes qui y sont « à la barre » depuis des années. Comme l’affirme Me Benoit à son client : « il faut vous défendre depuis votre position de dominant ». C’est précisément cette position de dominant que France Théoret démolit, avec une économie de mots et une retenue qui rend son propos d’autant plus percutant qu’il n’est pas dépourvu de dérision.

Magazine Spirale

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