La Peuplade

La Peuplade Résidence

En 2013, La Peuplade crée sa résidence d’artiste. Toute une année durant, les couvertures de livres mettent en valeur le travail d’un seul et même artiste, dont la maison fait également la promotion sur son site web.

2015

Julie Espinasse

Née à proximité de Lyon (deuxième ville de France) à environ 5834 km de Montréal (selon le système international), Julie Espinasse obtient un Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués de l’École La Martinière-Diderot en 2007. Son projet final, Brins de causette, donne le ton au travail qui suivra. Des fragments de conversation relevés dans un quartier de Lyon sont imprimés sur les emballages des boulangeries locales. La typographie investit ces objets quotidiens pour marquer un moment dans la mémoire collective. Le geste graphique permet de révéler et d’amplifier les rapports humains, et de relancer la conversation.

L’histoire continue. Une année durant, Julie Espinasse exerce son métier en France, auprès de diverses agences joliment nommées — Perluette, Grafica, ou Turbulences. En 2008, elle migre à Montréal (deuxième ville de la francophonie) à à peu près 3625 milles de Lyon (selon le système impérial). Elle effectue d’abord des stages auprès du photographe Nicolas Ruel et au magazine Urbania. Dans les années qui suivent, elle prête ses talents à diverses agences aux noms modernes — Toxa, Balistique et Studio Feed, avec qui elle collabore à partir de 2009. En parallèle, elle établit une relation à long terme avec le Théâtre La Chapelle, dont elle réalise l’identité depuis 2008. En 2012, Julie Espinasse fonde l’atelier de conception graphique Mille Mille.

Aujourd’hui encore, Mille Mille souhaite multiplier les rapprochements, car Mille Mille envisage le design comme un dialogue, où le souci du sens se traduit dans la matière graphique.

For intérieur sang
For intérieur sang
For intérieur

2014

Patrick Beaulieu

Patrick Beaulieu est artiste multidisciplinaire. Par l’utilisation de fragments de la nature, son travail interroge les différents états de la matière. Ses œuvres expriment un tout au moyen de détails : le voyage et la traversée des frontières sont contenus dans une plume d’oiseau migrateur, le destin d’un papillon monarque dans une aile et celui d’un arbre dans le bruissement de ses feuilles au vent. La série d’images qu’il réalise dans le contexte de la résidence chez La Peuplade résulte d’un processus de numérisation de fragments de paysages effectué par l’emploi de scanneurs portables. Lors de micro-expéditions, il met à l’épreuve ses appareils de numérisation en tentant d’extraire les lumières et textures qui émanent des sentiers et méandres parcourus.

Il se consacre depuis quelques années à la réalisation d’odyssées transfrontières au cours desquelles il s’abandonne à des forces qui le dépassent. Accompagné par les auteurs Daniel Canty, Dauphin Vincent et l’architecte paysagiste Alexis Pernet, il terminait en 2013 VVV : une trilogie d’odyssées transfrontières qui consistait à suivre, par voie de terre, la trajectoire aérienne de la migration annuelle des papillons monarques (Vector monarca, 2007), à poursuivre durant 25 jours les vents d’Amérique dans une sorte de navigation continentale (Ventury, 2010) et à s’abandonner au destin et à la chance sur les chemins du hasard (Vegas, 2012). Son travail a été présenté dans divers pays (Belgique, Brésil, Canada, Corée, États-Unis, France, Irlande, Mexique et Singapour) et ses œuvres se retrouvent dans des collections publiques et privées ainsi que dans l’espace public, dans le contexte d’intégration des arts à l’architecture.

Il est représenté par la galerie Art Mûr (5826, rue St-Hubert, Montréal, Qc).

Interferences
Interferences
Interferences

2013

Jean-Benoît Pouliot

Né en 1975, Jean-Benoît Pouliot est un artiste autodidacte. Il s’est fait connaître au début des années 2000 par ses gravures et ses performances au sein du duo L’œil de verre.

Les expérimentations de l’artiste dans les ateliers de gravure ont été habillement transposées à l’univers de la peinture; les propriétés absorbante de la toile de coton étant mises à profit pour générer des formes organiques qui ne sont pas sans évoquer des phénomènes naturels transitoires tel la condensation, le givre ou l’assèchement. À ces premiers éléments sont superposés des systèmes linéaires et des structures apparentées à l’architecture. La complexité et la subtilité des compositions de Pouliot repose sur l’équilibre nature/culture. Avec les séries « Staccato » et « Interférences », l’usage de la ligne se complexifie alors qu’elle joue un rôle de plus en plus rythmique.

On compte des œuvres de Jean-Benoît Pouliot dans des collections publiques et privées au Canada, aux Etats-Unis et en Europe. Parmi ces collections : Loto-Québec, la Banque Nationale du Canada, le Cirque du Soleil et à Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Il est représenté par la galerie Hugues Charbonneau (372 Sainte-Catherine Ouest, espace 308 Montréal, Qc).

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