La Peuplade

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De bois debout

Jean-François Caron

Roman

Le coup est parti. Alexandre a vu mourir son père, abattu par erreur. Alors il a couru, fonçant à travers les branches, affolé, vers la première maison, chez celui qu’on appelle Tison. La chasse à l’aube, les sandwichs de pain blanc, les bûches qu’il faut corder droit, en un instant tout s’est évanoui dans la paix de la forêt.

Alexandre quitte Paris-du-Bois, marche dans la solitude, il a perdu les gens qu’il aime. Des voix – des chœurs, des airs volatiles – se joignent à la sienne durant ses lectures. Engoncé dans le silence de ce père sans passé, il se tourne vers l’unique refuge possible : les livres. Le père, lui, il n’aimait pas les livres.

Jean-François Caron signe un roman sensible qui affirme, en dépit de toute douleur, que rien – aucun amour, aucun monde – n’est détruit à jamais.

FINALISTE – Prix littéraire des collégiens

FINALISTE – Prix des libraires du Québec

FINALISTE – Prix littéraire France-Québec

Parution: 7 mars 2017
414 pages, 978-2-924519-43-1, 26,95 $ | 21 €

Échos de la presse

★★★★ Il est de ces livres dont on ressort habité. Par le souffle de l’auteur. La présence, prégnante, de ses personnages. Par des passages qui, telles des pépites qu’on accumule à grands coups de pages cornées ou de phrases soulignées, révèlent toute la richesse et la profondeur de ce qu’on est en train de lire. De bois debout, le plus récent roman de Jean-François Caron (qui avait déjà offert le poignant Rose Brouillard, le film), s’avère de cette trempe.

Valérie Lessard, Le Droit

Dans une langue qui embrasse large la vastitude de l’horizon et qui fait chanter la venteuse poésie d’un parler québécois lumineux comme une clairière, De bois debout est un roman tendu entre une souveraine tendresse pour un pays de paysages fougueux et d’hommes muets, mais volontaires, et un désenchantement devant ce peuple ne s’étant jamais débarrassé de sa suspicion envers ce que couvent les livres ainsi qu’envers ceux qui y trouvent refuge.

Dominic Tardif, Le Devoir

★★★★★ J’ai plongé à pieds joints dans cette atmosphère ténébreuse, éblouie par ce souffle verbal, ces descriptions au scalpel. (…) Le style de Jean-François Caron, incisif et cru, m’a hameçonnée dès le début, pour ne plus me lâcher. De la profondeur de son écriture s’élève une musique particulière, unique. Ici, même les silences parlent.

Marie-Claude Rioux, Hop! sous la couette

De bois debout est un roman dense, doté d’une voix forte, qui porte, qui a du souffle. L’œuvre entre facilement en dialogue avec son lecteur, le questionne, l’amène lui-même à se souvenir. Un lecture à la fois captivante et qui amène à la réflexion.

Alexandre P. Laperrière, Impact Campus

★★★★ Le troisième roman de Jean-François Caron, De bois debout, était très attendu et ne déçoit aucunement. L’écrivain atteint un sommet avec ce livre sensible et libre. […] De bois debout, c’est grand comme ce Québec de forêts et de misère, d’isolement et de résilience. C’est beau comme le non-dit de l’amour et le trop dit des silences. Dans les replis de la folie qui guette, dans les livres qui guérissent de tout.

Mario Cloutier, La Presse

Ce roman est une petite merveille. Il m’a absolument absorbée et je suis dorénavant hantée par celui-ci.

Karyne Lefebvre, Dessin-moi un dimanche, Radio-Canada

Dans ce roman puissant où la voix des morts insiste pour se joindre à celle des vivants, Jean-François Caron rappelle que la simplicité des gens n’est souvent que l’arbre qui cache l’impénétrable forêt de leur complexité.

Martine Desjardins, L'Actualité

Si l’on cherchait à lire un roman qui parle de mort et d’amour, de livres et de la vie. Si l’on souhaitait respirer l’odeur du bois, de la terre humide, de la rivière qui se déchaîne. Si l’on voulait ressentir les maisons qui brûlent, le papier des livres sous nos doigts et les grandes douleurs qu’on ne dit pas. Si l’on voulait découvrir un ouvrage qui met en place un monde si puissant, si bien mené, si habilement décrit et habité qu’il peine à nous quitter. S’il ne fallait en lire qu’un, ce serait celui-là.

Andréanne Lauzon, Le Fil rouge

Pourquoi le lire? Pour le souffle, pour cette relation père-fils ancrée dans la déception, pour toutes les pages qui font monter les larmes aux yeux.

Caroline Fortin, Châtelaine

Alexandre, affolé par ce qu’il a vu, s’enfuit à travers le bois, se blesse, frappe à la première porte rencontrée, où vit Tison. Entre eux se tisse une complicité faite de lectures partagées, de cet amour des livres que le père a jadis rejetés pour mieux vivre dans le « vrai monde ». Empruntant les voix de la mémoire d’Alexandre, d’un chœur, du père, de la mère, l’auteur dresse un magistral portrait d’hommes.

 

Châtelaine

Un poète au volant d’un 80 000 livres – « Poétique » n’est pas forcément le premier qualificatif à surgir entre vos deux oreilles lorsque vous stationnez entre les pompes à essence et la succursale d’une chaîne de pizza graisseuse d’un truck-stop d’Anjou. À moins de nourrir une vision singulièrement saugrenue de l’urbanisme, ou de vous appeler Jean-François Caron. […] Ne prenez surtout pas Jean-François Caron pour un de ces esprits chagrins qui relèguent la littérature au rang des entreprises vaines. Au contraire.

Dominique Tardif, Le Devoir

Jean-François Caron : L’écrivain devenu camionneur.

Jean-Philippe Pleau et Serge Bouchard, entrevue de Jean-François Caron, C'est fou..., Radio-Canada Première

Opposer la proverbiale vraie vie à celle qui se trouve entre les pages des livres demeure un réflexe trop répandu au coeur de ce pays dépeignant encore souvent l’intellectuel en méprisable pelleteux de nuages (ou en boulet social). Afin d’épargner à son fils la honte qu’a un jour fait monter en lui sa propre vie de lecteur, un père tente (en vain) d’instiller dans l’esprit de l’enfant un dégoût de la littérature et de tout ce qu’elle représente. Avec ce troisième roman lucide et bouleversant, Jean-François Caron parle, pour de vrai, des vraies (!) affaires.

Dominic Tardif, Le Devoir

Un hymne à ce qu’il y a de beau dans l’humain, ce qui vaut la peine d’être transmis, comme la liberté et l’amour des livres. Un roman aussi grand que ce Québec d’isolement et de résilience.

Mario Cloutier, La Presse+

De bois debout mérite d’être louangé, car Jean-François Caron y crée une nouvelle alchimie de la fiction, une osmose par laquelle le romancier donne vie à sa propre littérature et un mode d’emploi renouvelé. Bref, une épiphanie de son art d’écrire.

Jean-François Crépeau, Le Canada français

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