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Épisodies

Michaël La Chance

Récit

À l’Hôtel du Temps, la rêverie d’enfant sonde le sentiment d’exister et découvre que nos expériences sont reliées, qu’en chacune « se cristallise le débordement de ce qui commence, mais ne peut s’achever » : ce sont nos épisodies. Elles possèdent leurs propres lignes de vie, traversent l’existence comme un « commencement permanent ». L’enfant solitaire, avec son chapeau de feutre et sa cape de satin, explore les chambres de cet Hôtel où sont envoyés les messagers de la mémoire. Au fil de ces 130 microrécits – fragments de soi-même – se dessine une constellation de moments poétiques, parmi lesquels on notera des rencontres avec Romain Gary, Claude Vivier, René Char et Gaston Miron.

À l’Hôtel du Temps, « les heures réparent les corps, elles sont au service du présent, infiniment responsables de l’avenir ».

Parution: 2 octobre 2014
264 pages, 978-2-923530-83-3, Papier 23,95 $, PDF / ePub 17,99$

Échos de la presse

Un grand livre.

Épisodies est un livre touchant même s’il ne cherche pas à émouvoir. Son propos est brillant, mais ne fait pas du tout dans le racolage ou l’épate. C’est un beau cadeau dans lequel il sera fort plaisant de plonger et de plonger encore pour s’assurer de notre humanité. (Quatre étoiles)

Mario Cloutier, La presse+

Des bijoux de phrases comme celle plus haut, le livre en est truffé, et c’est ce qui fait la force de celui-ci. L’auteur nous permet de ralentir dans un monde où souvent tout va trop vite. D’ailleurs, petit conseil d’amie, prenez votre temps pour vous perdre avec lui dans l’«Hôtel du Temps», vous n’en serez que plus fier lors de la lecture terminée.

Elizabeth Lord, Les méconnus.net

Voilà un livre qui vous accompagne longtemps, provoque bien des réflexions et des détours. Un ouvrage rare où l’on engage un dialogue qui peut se poursuivre bien au-delà d’une simple lecture.

Yvon Paré, Littérature du Québec

Autobiographie pulvérisée que ces Épisodies. En 130 saillies, l’auteur se sculpte un passé discontinu, dont la structure vise une rencontre fluide entre les temporalités, y compris celles d’autrui et de défunts.

Thierry Bissonnette, Nuit Blanche

Poète et philosophe d’exception, Michaël La Chance a accepté d’ouvrir les portes de son « Hôtel du Temps » privé. Chacune des 130 chambres héberge ce qu’il appelle des « épisodies » : souvenirs d’enfance et de jeunesse, impressions de voyage, réflexions sur ses rencontres marquantes (avec Romain Gary et Francis Bacon, entre autres), citations d’œuvres phares, évocation de nuits inoubliables, le tout raconté dans des microrécits qui se suffisent à eux-mêmes.

Martine Desjardins, L'Actualité

On y est à l’affût des instants de grâce, de certaines découvertes majeures, de quelques rares illuminations existentielles ou esthétiques. Telle cette inoubliable scène de camera obscura, où un paysage de montagne, perçant à travers le trou d’une serrure, s’affiche renversé sur le mur d’un corridor sombre.

On y croise Romain Gary, Claude Vivier, Gaston Miron, Patrick Straram, Francis Bacon, Françoise Bujold ou Paul Hébert. Des professeurs, des artistes reconnus ou inconnus, quantité d’anonymes qui lui auront enseigné chacun à leur façon le risque d’être soi.

Un très beau livre à la densité hors de l’ordinaire.

Christian Desmeules, Le Devoir

Épisodies, ces instantanés du passé recomposés par un narrateur qui les réinsère dans ce lieu mythique qu’il nomme «l’Hôtel du temps» est une entreprise absolument fascinante. Nous assistons à une réminiscence constamment alimentée par le savoir et le talent du scripteur qui arrive à produire des textes qui sont à la fois dans et hors du temps, la beauté esthétique transcendant pour ainsi dire la contingence de ces moments.
La démarche de Michaël La Chance renouvelle le genreautobiographique. Elle affirme d’emblée que raconter est une entreprise fallacieuse puisque le passé ne peut être capté que par une voix qui lui est postérieure. De là l’idée de l’assumer et de faire de ces épisodies des gemmes dont la beauté dépend moins de leur âge que de l’orfèvre qui les a taillées. Un texte éblouissant!

Texte de remise du Prix Ringuet 2015, Académie des lettres du Québec

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