La Peuplade

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Expo habitat

Marie-Hélène Voyer

Poésie

Elle a douze ans et autant de cabanes sur la câliboire de calvasse de câlasse de câlique de caltor de ferme, qu’elle a pourtant aimée plus que tout, sur les lignes de trappe, dans les traversées sinueuses où elle apprenait à marcher dans le noir, à dompter les pas inquiets, à habiter l’indépassable campagne.

Pour Marie-Hélène Voyer, chaque lieu est une manière d’être, une manière de dire – ou de taire. À travers un pays que l’on ne construit qu’en vivant, elle propose une formidable cavale poétique tout en épivardages, élancements, voyagements, enfargements et effarouchements. La voix ruse, se densifie, se transforme et s’adapte ; glisse la langue de l’enfance. Sur le mode de l’oscillation apparaissent une ruralité québécoise fascinante et angoissante, une urbanité creuse et décevante, et, ultimement, une boréalité salutaire.

 

FINALISTE – Prix de poésie Radio-Canada 2018

FINALISTE – Prix des libraires du Québec 2018, poésie

Parution: 25 septembre 2018
176 pages, 9782924898123, 21,95$ |18 €

Échos de la presse

Particulièrement réussi, ce recueil habilement construit déploie patiemment ses matériaux, tout en nous invitant à nous questionner sur la manière dont on habite le territoire ou dont celui-ci nous habite. Un itinéraire poétique à découvrir !

Marise Belletête, Le Mouton Noir

L’espace est politique, le territoire est politique et l’on ne peut le nier et je pense que la poésie peut accueillir aussi ce regard critique sur la manière dont on traite les espaces habités et où l’on traite le patrimoine aussi. Donc, c’est autant de choses que j’ai tenté de traduire, mais d’une manière poétique. – Marie-Hélène Voyer

Éric Barrette, Info-Réveil Radio-Canada, ICI Première

(…) des associations de mots qui donnent aux strophes des allures de feux d’artifices.

Culture Hebdo

« Pour moi, il faut que la poésie revienne à quelque chose de rassembleur autour d’une notion, parfois, qu’on oublie, le collectif. » – Marie-Hélène Voyer

Téléjournal Radio-Canada Bas-Saint-Laurent

Aucune autrice – aucun auteur – n’a su, en ce triste siècle, si bien poétiser la ruralité avec tant de justesse, de verve et d’humour.

Luc Jodoin, BiblioBabil

Je trouve ça tellement fort et cru… et beau!

Les Herbes folles | CISM 89,3 FM

J’ai plongé dans cette lecture qui m’a rappelé beaucoup de souvenirs, olfactifs, sonores et visuels, de mon enfance en campagne. Entre poésie rurale et urbaine, Marie-Hélène Voyer plonge le lecteur dans un voyage unique.

Le blogue Un mot par page

La Rimouskoise Marie-Hélène Voyer parle de la campagne, des fabuleuses îles du Bic et de ce «monde sans contours où seul le fleuve/assur[e] la capture parfaite du regard» dans son premier recueil de poésie EXPO HABITAT, publié à La Peuplade.

Julie Tremblay, ICI Bas-Saint-Laurent

Les mots de Marie-Hélène Voyer habitent l’espace et nous touchent. Une auteure à lire et à découvrir.

Mon coussin de lecture

La poète nous entraîne dans une sorte d’incantation qui crée de grands tourbillons qui m’ont secoué de la tête aux pieds.

Littérature du Québec, chroniques d'Yvon Paré

J’ai lu une page et je savais que je tenais là, probablement le livre de mon année […].

Marie-Hélène Voyer écrit son histoire. Elle écrit notre histoire et celle d’une génération de transition. Elle est de ceux qui connaissent la terre et donc, qui connaissent la vie.

Vanessa Bell, Les bouquins d'abord

Comment le territoire québécois a-t-il bien pu se transformer en cette « succession prévisible de moments pâles », se demande Marie-Hélène Voyer dans Expo habitat, un des livres de poèmes les plus justement indignés de 2018.

Dominic Tardif, Le Devoir

EXPO HABITAT est un vaste premier recueil de 176 pages dont nous sortons ébranlés par la justesse des images et le caractère fort de la narratrice. Il n’y a pas de langueur ni de bucolisme dans Voyer. La langue y est dure et sèche comme une terre brûlée.

Anthony Lacroix, La Recrue

«C’est assez paradoxal… Ce n’est pas à la campagne qu’on pense en premier quand on parle de l’impermanent.»

— Marie-Hélène Voyer

La Fabrique Culturelle, Télé Québec

Marie-Hélène Voyer propose un trajet semi-autobiographique depuis une enfance campagnarde tour à tour mythique, effrayante et par moments ludique.

Guillaume Contré, Le Matricule des anges (France), avril 2019, p.22-23

D’Expo habitat je garde donc la lourdeur (de l’accumulation, du quotidien, d’une douce forme d’ennui), le regard pointu de Marie-Hélène Voyer, la tendresse que j’y ai vue et le désir de conserver, d’archiver la vie et la mémoire ; puisqu’il faut s’inscrire dans le territoire, y laisser une trace, car tout habitat peut potentiellement nous dévorer.

Valérie Forgues, Nuit blanche magazine littéraire

De la ferme familiale qui sonne comme la naissance à la ville moderne qui résonnent comme une fin pour l’être humain ou alors à un nouveau commencement, on se laisse bercer la poésie de l’auteur.

Les lectures d'Amandine

Marie-Hélène Voyer fait exploser avec sa poésie des visions de la vie urbaine moderne, dure et uniforme – une uniformité et une violence qui chargent la langue de mots creux et dissolvent la langue de l’enfance.

Marianne Loing, Librairie Charybde à Paris – pour le blogue Charybde 27

Ainsi, EXPO HABITAT se fait à la fois critique et réflexion, poésie et récit. Il est aussi sensible que piquant. On aime y reconnaitre des lieux, que ce soit ceux que l’on a déjà sillonnés en voiture ou à pied, ou ceux qu’on retrouve dans notre propre territoire intérieur.

Christine Turgeon, Les Méconnus

Une lecture intense, où les mots « habitat » et « habiter » que cela soit un territoire, un lieu, un bâtiment, prennent autant de puissance, de sens, de désir, de vie, de craintes et de peurs.

Sabine Faulmeye, Le petit carré jaune.

Tout le livre traite précisément de cette question qui m’obsède : notre lien à ces lieux que nous traversons, qui nous traversent en retour, nous fondant, nous bâtissant, nous altérant.

Véronique Côté, Le Devoir

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