La Peuplade

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Henri de ses décors

Laurance Ouellet Tremblay

Récit

Henri de ses décors est une plongée dans la psyché d’un être qui en a long à dire mais se méfie de ses interlocuteurs ; qui veut entrer en contact avec l’autre mais en même temps l’asservir. Ainsi Henri, concepteur de décors au théâtre, nous propose-t-il un voyage dans le trou de sa tête comme l’on tend un piège. Avec ce récit dense et surprenant, Laurance Ouellet Tremblay s’initie à la prose narrative, sans rien abandonner de la saveur sombrement joyeuse et jouissive de son écriture poétique.

Ouvrir ce livre, c’est accepter le bavardage de la pie.
Je vous vois déjà prendre vos aises, déplier vos membres et vous installer confortablement sans n’avoir encore rien compris de notre entente ; nous ne discuterons pas, voyez, c’est moi qui parlerai.

Parution: 13 février 2018
96 pages, 9782924519714, 19,95

Échos de la presse

Bien qu’il s’agisse du premier texte de prose narrative de Laurance Ouellet Tremblay, cet exercice difficilement définissable demeure le livre d’une poète élaborant des images vertigineuses, capables de longtemps vous troubler. Observez un peu Henri se forer la caboche à l’aide d’une petite cuillère à pamplemousse, après qu’une collègue lui eut intimé de se «creuser la tête».

 ★★★ 1/2

Dominic Tardif, Le Devoir

Henri est un être de contradictions. Il veut l’attention de l’autre et la refuse. Il est paranoïaque, tout en souhaitant prouver sa valeur. Sa manière d’être reflète la nature humaine, mais j’en ai fait un personnage éthéré, sans visage. Mon objectif consistait à faire entendre la singularité d’une voix.

Le Quotidien

Henri s’arrache à « son monde de papier » pour prendre la parole, ne tolère aucune réplique et tient pour ainsi dire les spectateurs en otage. Une lecture singulière, un flux verbal qui monte des coulisses, nous entraîne du côté de ceux qui n’ont jamais droit à la parole et qui sont indispensables à la magie du spectacle.

Littérature du Québec, chroniques d'Yvon Paré

Un court récit déstabilisant, mais porté par une plume parfaitement maîtrisée.

Journal Métro

« Lorsque l’on parle, on est soucieux du regard que l’autre posera sur nous. Parfois on s’empêche, parfois on se castre, car on appréhende ce que ce regard va être. »

« Henri ne m’est pas apparu comme un personnage, il m’est apparu comme une voix, une voix anxieuse, parano, perverse. »

Plus on est de fous, plus on lit !, ICI Radio-Canada Première

Quand une poétesse se met à écrire une histoire en prose ça vous donne de la valeur ajoutée. Car les poètes ont ce don de triturer tout ce qui cogite dans l’âme des gens. Son personnage Henri, un créateur de décor, est un dominant. Et tout comme l’ouvrage précédent qui nous plonge dans les arcanes du monde de l’édition, cette fois on voit les sensibilités qui s’activent dans l’univers théâtral. C’est une grande poétesse que vous avez à fréquenter. Car les poètes ont ceci qu’ils nous amènent dans des univers planants comme c’est le cas ici.

Culture Hebdo

Armée de sa plume dynamique et nerveuse, Laurance Ouellet Tremblay réussit le tour de force de rendre rafraîchissante une œuvre pourtant dure et chargée.

La Recrue

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