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La Scouine

Gabriel Marcoux-Chabot

Roman

La Scouine, c’est une vie noyée de silence, la solitude, l’incommunicabilité ; c’est un désir enfoui, réprimé, un désir qui, malgré tout, cherche à s’exprimer. C’est le vertige qui nous saisit devant la troublante étrangeté de notre propre intériorité.

 

La Scouine, c’est un roman centenaire d’Albert Laberge revisité par un auteur qui n’a pas craint d’en explorer les zones d’ombre et les tensions implicites, une œuvre de chair et de sang, à la fois cruelle et sensuelle, un chant obsédant d’une féroce beauté.

Parution: 16 janvier 2018
136 pages, 978-2-924519-70-7, 20,95 |18 €

Échos de la presse

Gabriel Marcoux-Chabot réalise peut-être le rêve de tout écrivain, soit réécrire le livre qui vous hante, vous bouscule, s’impose quand on vous demande quelle oeuvre a marqué votre vie. Pour l’auteur (…) il s’agit de La Scouine d’Albert Laberge, un roman publié en 1918.

Chronique d'Yvon Paré sur : https://yvonpare.blogspot.ca/

Il faut absolument lire ça. C’est l’un des romans les plus réussis que j’ai lu depuis longtemps au Québec !

Marie-Louise Arsenault, Plus on de fou, plus on lit !

C’est efficace, c’est bon, c’est super bien dosé. C’est bien rythmé. C’est à conseiller !

Shannon Desbiens, TJ Extra - ICI Saguenay-Lac-Saint-Jean

«(…) je réécris tout ça à ma manière, je tords un peu l’histoire, j’enlève des choses, j’en ajoute d’autres, et, inévitablement, j’amène le lecteur ailleurs.» – Gabriel Marcoux-Chabot

Impact Campus

Gabriel Marcoux-Chabot braque une lumière plus vive sur le roman psychologique que recelait le texte d’origine.

 

Dominic Tardif, Le Devoir

Fier du résultat, autant que des critiques qui ont salué son travail dans les dernières semaines, l’écrivain a le sentiment d’avoir produit une oeuvre autonome, en ce sens qu’on peut l’aborder sans connaître la version originale.

Daniel Côté, Le Quotidien

Tout en respectant l’œuvre et, surtout, l’histoire originale, Gabriel Marcoux-Chabot a choisi d’éliminer certains aspects du livre pour s’attarder sur ceux qui l’intéressaient davantage et approfondir la psychologie des personnages principaux, créant ainsi une intrigue plus soutenue et une tension entre ceux-ci, qui n’existaient pas dans l’œuvre originale.

Serge Lamontagne, Le Journal La Voix du Sud

Ce qui apparaissait au départ comme un exercice étrange d’un écrivain s’avère au final une expérience de lecture vraiment fascinante, qui rattache presque Albert Laberge à une écrivaine comme Agota Kristof dans la cruauté, ici tempérée par une compassion que semble avoir Gabriel Marcoux-Chabot pour les personnages. La Scouine, version 2018, vaut vraiment le détour dans ce détournement respectueux.

Chantal Guy, La Presse+

La Scouine d’Albert Laberge a 100 ans cette année et voilà pourquoi Gabriel Marcoux-Chabot a eu envie de revisiter cette oeuvre marquante de notre patrimoine. Ce dernier : « qui n’a pas craint d’en explorer les zones d’ombre et les tensions implicites, une œuvre de chair et de sang, à la fois cruelle et sensuelle, un chant obsédant d’une féroce beauté. »

Le fil rouge

Les remakes sont populaires au cinéma, mais on en voit beaucoup moins fréquemment surgir en littérature. Pour le 100e anniversaire du roman d’Albert Laberge, Gabriel Marcoux-Chabot (…) a réécrit l’œuvre à sa façon, et le résultat est une lettre d’amour au roman de la terre, un genre qui vit une renaissance inespérée cette année. Cette heureuse révision est à la fois exercice de style et vive critique de l’étroitesse d’esprit des cultivateurs d’antan

Ton Barbier

Chez Marcoux-Chabot, des désirs incestueux et homosexuels s’ajoutent au portrait d’ensemble sans le dénaturer, et le tout reste au plus près de l’oeuvre originale, témoignant ainsi d’un respect littéraire en forme d’hommage délicatement audacieux. Le jeune écrivain renouvelle le classique en l’aimant.

Louis Cornellier, Le Devoir

Entrevue à l’émission Style Libre sur ICI Radio-Canada Saguenay.

Style Libre, ICI Radio-Canada Saguenay

J’ai pris un grand plaisir à lire cette relecture. Un bel ajout à une œuvre qui mérite d’être découverte.

Karyne Lefevre à Dessine-moi un dimanche, ICI Radio-Canada

Le roman de 2018 balance ainsi entre le réalisme cru, cruel et quelques passages introspectifs hors de l’action, d’une beauté sobre et sans artifice. Il en résulte un roman puissant et bref, qui nous parle de notre histoire comme de celle de notre littérature.

Marie-Michèle Giguère, Lettres québécoises

En fait, La Scouine de Gabriel Marcoux-Chabot ne permet pas seulement d’actualiser une œuvre canonique, à la manière d’un remake avec effets spéciaux et comédiens dans le vent : il incarne les conditions de changement d’une œuvre dans le temps, même si nous savons fort bien toute l’eau qui a coulé sous les ponts depuis 1918. Cette incarnation se ressent à la lecture ; le palimpseste, jamais gommé complètement, laisse ressurgir une phrase, un paragraphe, une transition des mots de Laberge, pour nous rappeler, dans le grain même du texte, les époques à distance.

David Bélanger | Spirale web - Magazine culturel

On ne peut que saluer le risque qui a été pris en proposant une réécriture d’un livre aussi marquant que la Scouine. La plume de Marcoux-Chabot est aussi incisive que pouvait l’être celle d’Albert Laberge. Elle met en place de nouveaux développements, de nouvelles visions d’une histoire bien connue.

Le fil rouge

Dans cette réécriture de La Scouine (Albert Laberge, 1918), Gabriel Marcoux-Chabot s’intéresse aux non-dits de ce grand classique. En creusant la matière bien fertile de la psychologie des personnages, l’auteur dévoile leurs zones d’ombre et met à jour une intimité de corps et d’esprit que ne donnait pas à voir la mouture originale. Une entreprise littéraire qui n’était pas sans risques et que l’auteur réussit avec brio. Un vrai plaisir !

Librairie du Québec à Paris

Roman de la misère et du non-dit, La Scouine d’Albert Laberge était devenu, sous ma plume, celui des pulsions inavouées et des désirs enfouis.

Gabriel Marcoux-Chabot | Nuit Blanche, magazine littéraire, no 151, été 2018

Si La Scouine est un roman remarquable, la version qu’en offre Marcoux-Chabot ne l’est pas moins.

François Ouellet | Nuit Blanche, magazine littéraire, no 151, été 2018

Marcoux-Chabot travaille les thèmes de la marginalité qui affleuraient dans l’œuvre de Laberge en l’actualisant pour u lectorat qui peut maintenant l’appréhender. Il réussit ainsi à faire aimer jusqu’à l’«ignoble pornographie» que La Scouine a pu représenter dans le passé pour un clergé en mal d’œuvres à censurer.

Caroline Loranger | Spirale, no 264, printemps 2018

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