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La Société des grands fonds

Daniel Canty

Récit

Le livre que vous tenez entre les mains est un livre d’eau. Il garantit votre admission à La Société des grands fonds, compagnie secrète et variable dont les adhérents aspirent à la rigueur du corail et à la lucidité du poulpe. Ces récits tressés de lumière, traversés par les courants du souvenir, plongent dans une temporalité fluide et perméable, proche de celle du rêve – une dérive ancrée au monde et au cœur de soi. Parti à la rencontre des réalités entrevues entre les pages des livres, Daniel Canty trace, entre Montréal, Vancouver et New York, un parcours bleuté de mélancolie, où sont ravivés les premiers enchantements de la littérature.

Parution: 10 octobre 2018
208 pages, 978-2-924898-13-0, 21,95$

Échos de la presse

Érudit mais pas trop, à coups de morceaux de critiques littéraires impressionnistes, Canty ravive au moyen d’une écriture précieuse et travaillée, assez fluide, le souvenir de ses premières lectures de Borges et de Salinger, évoque une rencontre avec l’écrivain néo-écossais Alistair MacLeod ou nous parle de La Société des poètes disparus.

Christian Desmeules, Le Devoir

Si l’instinct de l’apnée fait parfois peur, il n’empêche que, par moments, il guide le lecteur vers les coffres amis de paroles partagées , lesquels laissent pantois devant une possible force qui ne joue pas aux dés.

Le blogue Mots (commentaires littéraires ordinaires)

Son phrasé est appuyé par une riche culture universelle qui émane à chaque page. En fin de bouquin, Canty nous offre une bibliographie pour permettre de fouiller plus à fond ses sujets de prédilection. Du bel ouvrage comme dirait nos ancêtres.

Daniel Rolland, Culture Hebdo

Une lecture qui sort de l’ordinaire et qui semble déjà avoir marqué la critique.

L'inis

Daniel Canty poursuit une oeuvre hétéroclite, éclectique. Le parcours littéraire de cet artiste pluridisciplinaire marie contrainte et liberté, érudition et ludisme.

Jérémy Laniel, VOIR

J’avoue avoir trouvé un ami et un frère de lecture en Canty. Oui, j’ai la prétention d’être un lecteur de fond qui ne traverse que très rarement une journée sans ouvrir un livre, sans m’aventurer sur une page qui est toujours aussi mince et fragile qu’une nouvelle glace sur le lac. J’engage le dialogue avec un écrivain que je ne rencontrerai peut-être jamais et qui devient l’un de mes proches. La lecture possède cet étrange pouvoir. Lire, c’est accepter de ne jamais arriver à destination et de ne jamais empoigner une vérité immuable.

Littérature du Québec, Chroniques d'Yvon Paré

Dans une langue belle et juste qui coule de source, Daniel Canty caresse le fond des choses de manière souvent surprenante et ludique. Ce grand voyageur parle de lui, mais surtout de lectures qui élèvent le quotidien et le passé au rang du mythe. Si on lit entre les lignes de cet auteur brillant, on pourrait dire que la fiction fait du bien, la poésie guérit, et l’essai rend plus fort.

Mario Cloutier, La Presse

Porté par une voix érudite, déterminée, emplie de nostalgie, LA SOCIÉTÉ DES GRANDS FONDS est le journal d’un lecteur — de tous les lecteurs — et s’ouvre à nous tel un confident. Bienvenue au sein de la confrérie! On s’y reconnaît certes. Échapper le livre dans l’eau du bain, déambuler la tête pleine de mots et de mondes, ne pas vouloir gâcher la beauté d’une première lecture en relisant le livre. Lire. Moment douillet, privilégié, bulle d’immobilité. C’est une œuvre organique et joliment ponctuée d’illustrations oniriques à laquelle on prête notre souffle.

François-Alexandre Bourbeau, Librairie Liber

Bleue serait la couleur « des livres qui sombrent en nous », écrit Canty. Si l’on ne perçoit pas aussi aisément en littérature qu’au cinéma l’atmosphère surannée d’une œuvre à la Wes Anderson (dont la Margot Tenenbaum figure dans La Société des grands fonds), c’est pourtant ainsi que vous devriez imaginer, dans votre cinéma intérieur, les livres de Daniel Canty: maniérés. Comme ces dessins de Stéphane Poirier qui coiffent chacun des chapitres dont la grâce rappelle les livres d’enfants. L’ampleur des lectures et de la géographie traversées n’a rien d’intimidant lorsqu’on se laisse toucher par la drôlerie d’un ton doucement emprunté. Et sa mélancolie.

Sophie Létourneau, Lettres Québecoises

Le récit fait un clin d’œil au film culte La Société des poètes disparus lorsque Daniel Canty décrit comment il a découvert son véritable Moi. Impossible de ne pas être profondément touché par sa candeur de garçon sentimental de 17 ans. Toutes les portes de l’imaginaire y sont grandes ouvertes. […] Natif de Lachine, Canty plus qu’un conteur, est un philosophe qui exalte le lyrisme de nos vies imaginaires.

Ricardo Langlois, La Métropole

Un livre peut aider l’esprit à flotter, voire à naviguer sur de grandes distances. La lecture et l’eau font bon ménage, le papier, l’humidité, un peu moins. De petits accidents domestiques brisent l’élan. Jamais longtemps cependant : il suffit de rouvrir des pages déjà connues ou d’en explorer de nouvelles, et c’est reparti. Les textes qui composent l’ouvrage ont été publiés en feuilleton et témoignent d’une obsession rafraîchissante.

P.My, Le Soir, Belgique

Pour autant qu’on soit sensible aux ambiances éthérées, on se laisse doucement envoûter par les récits de Canty, qui tantôt nous plonge dans une baignoire, tantôt nous propose une balade en train vers une Amérique fictive ou nous catapulte sur la Lune, pour soupeser les mystères de ses eaux gelées. De ces récits filtrent aussi une douce nostalgie.

Vicky Milot du blogue Page par Page

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