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Le fil des kilomètres

Christian Guay-Poliquin

Roman

Un mécanicien décide de tout abandonner pour aller visiter son père malade, à l’autre bout du continent. Mais la route est longue à bord de la vieille bagnole et une étrange panne d’électricité, qui le poursuit, complique le trajet. Dans ce labyrinthe en ligne droite, le danger guette, l’essence se fait rare, la soif tenaille et les souvenirs montent des embuscades. En chemin, l’homme embarque une femme mystérieuse et un type excessivement volubile, qui provoqueront des détours inattendus. « La petite voiture rouge est bien chargée et vibre à toute allure sous le regard noir du soleil. » Pour toucher à son but.

Le fil des kilomètres est un voyage à la vitesse de la pensée où les accidents nous regardent droit dans les yeux.

Parution: 5 novembre 2013
230 pages, 978-2-923530-63-5, Papier 23,95$, Epub / PDF 17,99$,
Droits vendus : Anglais (monde) ; France

Échos de la presse

L’écriture de Christian Guay-Poliquin, qui carbure avec un dosage équilibré de poésie et de réel, parvient à injecter une tension permanente dans cette histoire marquée par la perte. Perte de mémoire, perte d’argent, perte des repères et de la conscience. Si le recours à la mythologie – le labyrinthe, le minotaure – semble un peu plaqué, ces passages contribuent à rendre le propos plus dense. Intéressant.

Christian Desmeules, Le Devoir

Premier roman de Christian Guay-Poliquin, Le fil des kilomètres se lit d’un trait ou presque. C’est d’abord sans doute à cause de l’écriture, de ce style nourri d’images tout aussi originales, vivantes et aussi bien tournées les unes que les autres. Son livre vient élargir considérablement le champ lexical du road-novel. (…) Christian Guay-Poliquin maîtrise l’art de raconter, cette éloquence sans prétention qui consiste à tenir le lecteur en haleine tout en lui laissant de l’espace sur la banquette.

Richard Boisvert, Le Soleil

Il y a dans ce texte quelque chose qui rappelle le nature writing américain, avec ce lyrisme aux aguêts sous la sécheresse, cet arrière-plan mythique. Les images sont belles, marquantes, acérées, souvent originales. La tonalité est presque aussi obsédante que la quête du personnage, quelque chose d’ailleurs n’est pas loin de faire songer à une transe. On frôle le road movie. Mais on ne fait que le frôler, car c’est bien mieux que cela : c’est de la littérature.

Marc Villemain, marcvillemain.com

[…] l’écriture brillante et maîtrisée de ce nouvel auteur au talent déjà très sûr, […] réussit malgré tout à nous captiver avec ce voyage qui est moins en ligne droite qu’il en a l’air.

Josée Lapointe, La Presse

Christian Guay-Poliquin nous aspire avec cette histoire où manger et boire devient une aventure. Un monde de plus en plus menaçant. Je suis devenu fébrile avec les kilomètres qui s’accumulaient. Jusqu’au dénouement plutôt inattendu. Ce romancier possède un sens formidable de l’action. Il m’a subjugué en disant peu, quasi rien. Cela doit s’appeler du talent.

Yvon Paré, Littérature du Québec

L’auteur, actuellement doctorant en études littéraires à l’UQAM, nous peint dans son premier roman une fresque contemporaine à saveur mythique, une quête des origines où se mêlent les fabulations et le réel. Située quelque part entre l’Odyssée d’Homère et le Volkswagen Blues de Jacques Poulin, cette épopée est celle d’un homme bien ordinaire qui se destine à vaincre son Minotaure, bête légendaire qui n’est en fait qu’une puissante métaphore d’une relation père-fils qui ne demande qu’à être sortie d’un coma vieux d’une décennie.

Kim Chabot, Impact Campus

Ce premier roman est un tableau presque mythique de la vie que l’on mène. Apparenté à Volkswagen Blues de Jacques Poulin, Le Fil des kilomètres raconte l’histoire d’une filiation qui s’est effritée. Le héros tente de renouer des liens qui tombent en lambeaux. Comme mécanicien, il s’y connaît en rafistolage pour redonner au passé son auréole glorieuse. La nécessité d’agir en ce sens est impérative. Sans amarres, l’humanité risque d’écouter, comme Ulysse, le chant des sirènes qui causera sa perte.

C’est un sujet éminemment poétique. Une poésie de l’urgence, de la mémoire, de l’attachement pour arriver à bon port. C’est avec simplicité que l’auteur a navigué au milieu des écueils pour éviter la catastrophe que Cormac McCarthy a aussi prévue dans The Road.

Paul-André Proulx, Littérature québécoise

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