La Peuplade

La Peuplade Livres

Le poids de la neige

Christian Guay-Poliquin

Roman

Dans une véranda cousue de courants d’air, en retrait d’un village sans électricité, s’organise la vie de Matthias et d’un homme accidenté qui lui a été confié juste avant l’hiver. Telle a été l’entente : le vieil homme assurera la rémission du plus jeune en échange de bois de chauffage, de vivres et, surtout, d’une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps.

Les centimètres de neige s’accumulent et chaque journée apporte son lot de défis. Près du poêle à bois, les deux individus tissent laborieusement leur complicité au gré des conversations et des visites de Joseph, Jonas, Jean, Jude, José et de la belle Maria. Les rumeurs du village pénètrent dans les méandres du décor, l’hiver pèse, la tension est palpable. Tiendront-ils le coup ?

 

LAURÉAT – PRIX LITTÉRAIRE FRANCE-QUÉBEC

LAURÉAT – PRIX LITTÉRAIRE DES COLLÉGIENS

LAURÉAT – PRIX RELÈVE MONTÉRÉGIE

LAURÉAT – PRIX DES LYCÉENS AIEQ – SUÈDE – ESTONIE – BARCELONE

FINALISTE – PRIX DES LIBRAIRES DU QUÉBEC

FINALISTE – PRIX LITTÉRAIRE DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL

FINALISTE – PRIX RINGUET

 

 

Parution: 13 septembre 2016
312 pages, 978-2-924519-29-5, 25,95 $,
Droits vendus : Langue anglaise (Talonbooks), France (L'observatoire), Audio (Audible)

Échos de la presse

Christian Guay-Poliquin parvient à nous offrir un récit sombre et hypnotisant. Une histoire attentive à la beauté dramatique et froide du paysage, aux liens sociaux qui se disloquent, au désarroi et à la violence endormie, étouffée par l’hiver mais prête à renaître dès les premiers signes de dégel. Un hymne nordique et l’un des romans les plus forts de cette rentrée.

Christian Desmeules, Le Devoir

Le poids de la neige est un vrai beau roman, un roman rare qui révèle un grand auteur, de ceux qui savent jouer de la simplicité pour donner un sens à une vie qui semble en être dépourvu. Comme quoi il n’est pas besoin de sortir les feux d’artifices et l’abracadabrant pour signer un roman fort, puissant. Les derniers mots du Poids de la neige appellent – exigent – un troisième roman, roman que j’attendrai patiemment. Et puis, pourquoi pas un quatrième. Ainsi, chaque saison aura son roman!

★★★★★

Marie-Claude Rioux, Hop! Sous la couette

Christian Guay-Poliquin propose un huis clos hypnotique où le pire semble toujours sur le point de se produire, et même si chaque tournant est raconté avec la même neutralité, il réussit à nous tenir sous tension jusqu’à la fin. Un livre qui brille comme la neige sous un soleil d’hiver.

Josée Lapointe, La Presse+

Mon coup de cœur de la rentrée littéraire d’automne. J’ai été ravi de retrouver le narrateur du Fil des kilomètres dans ce nouveau livre de Christian Guay-Poliquin. Si le Fil des kilomètres était tout en mouvement, Le poids de la neige est immobile, gelé sur place. Mais ne vous y méprenez pas : bien que presque toute l’histoire se déroule dans la même pièce, j’ai terminé ma lecture au bout de ma chaise à tourner compulsivement les pages afin d’en connaître le dénouement. C’est écrit d’une main de maître! Bravo!

Shannon Desbiens, Les Libraires

Christian Guay-Poliquin ne prend pas l’hiver à la légère et il nous en fait sentir les rigueurs oppressantes par des prouesses d’écriture qui tombent en rafale dans un roman qui a le tempérament féroce d’un blizzard.

Martine Desjardins, L'Actualité

Christian Guy-Poliquin décrit formidablement l’inconfort quotidien de ce huis clos hivernal où tout est rationné. Ses mots résonnent fort pour montrer à quel point la nature peut dicter sa loi. Malgré ce  » décor sans issue  » où  » la neige crève les yeux « , on ne s’ennuie pas une seconde au fil des pages où, comme la neige qui finira bien par fondre, nos deux personnages nourrissent le rêve de l’après. Après la souffrance et la solitude. Après l’hiver.

Valérie Gaudreau, Le Soleil

FINALISTE – PRIX DES COLLÉGIENS

Thriller introspectif enfoui dans la blancheur de l’hiver québécois, Le poids de la neige décrit un climat social étouffant en déliquescence. Christian Guay-Poliquin y réduit les certitudes en charpie avec sa langue scalpel sombre et envoûtante.

Jury, Prix des collégiens

SÉLECTION – 10 JEUNES AUTEURS À SURVEILLER DE L’ÉMISSION PLUS ON EST DE FOUS, PLUS ON LIT!

Suivant un chemin déjà balisé par Pierre Perrault et Marc Séguin, cet auteur né en 1982 à Saint-Armand tisse un univers peuplé de chasseurs et de mécaniciens; des hommes qui manient les outils comme on écrit de la poésie. Après Le fil des kilomètres, paru en 2013, il offre Le poids de la neige, un roman hivernal bercé par les vents et le crépitement du bois de chauffage, mais surtout par une amitié masculine taillée dans le roc.

Une vraie réussite.

Plus on est de fous, plus on lit!, Radio-Canada

Deux hommes, un feu dans la cheminée et une tempête qui n’arrête plus de neiger à l’extérieur. Le second roman de Christian Guay-Poliquin, Le poids de la neige, est tout adapté à la saison blanche et capture tout un hiver et toute la profondeur d’une amitié entre deux hommes, le jeune et le vieux, qui doivent passer la saison froide ensemble. On aime beaucoup l’atmosphère glauque et glaciale, et le style simple mais puissant de l’auteur.

Châtelaine

LE MEILLEUR DE 2016 SELON L’ÉQUIPE DES LIBRAIRES

La force dramatique du roman est parfaitement maîtrisée, et en résulte l’un des grands coups de l’année en littérature québécoise.

Les Libraires

NOS LIVRES QUÉBÉCOIS PRÉFÉRÉS DE 2016 – ICI ARTV

Il y a quelque chose d’hypnotisant dans ce magnifique roman, un huis-clos où se ressent la rigueur étouffante de nos hivers implacables. L’action prend forme au milieu de nulle part, dans une maison abandonnée située à des kilomètres de la moindre civilisation, comme une île déserte en pleine terre ferme, enterrée sous la neige. Un jeune homme devient temporairement invalide après un accident de voiture grave. Un vieil homme, qui préférerait être ailleurs, a la responsabilité de s’occuper de lui. Ils n’ont aucun contact avec l’extérieur de leur isolement. Leur relation en est une d’étrange dépendance, mêlée de ressentiment. Bientôt, ils manqueront de tout et leur survie sera de plus en plus hasardeuse.

ICI ARTV

Grâce à une écriture lancinante et hypnotique, Christian Guay-Poliquin confine son lecteur à l’engourdissement, ainsi qu’à ce genre d’éblouissement que procure la longue contemplation d’un champ couvert de neige. À mesure que les jours, toujours trop brefs, s’écoulent, la tension s’installe entre Matthias et son hôte. La solidarité se dissout-elle au contact du froid et de la crise? semble constamment s’inquiéter l’écrivain, alors que dans la glace apparaît le reflet d’une société où règne un délétère chacun-pour-soi.

Dominic Tardif, Revue Les Libraires

COUP DE COEUR RENAUD-BRAY

J’ai lu Le poids de la neige cet automne… Il m’a jetée à terre, ce livre, il est parfait, construit avec une telle précision, comme un mécanisme d’horlogerie. C’est une voix tellement singulière, maîtrisée… Presque chaque chapitre commence par une description de la neige : on se dit qu’à un moment donné il ne sera plus capable, que c’est mathématiquement impossible, mais non, ça marche tout le temps ! Il y a vraiment des images fortes, mais ce n’est jamais ostentatoire, c’est sans esbroufe. Cette simplicité est le fruit d’une maîtrise absolue de la langue et de son univers. En plus, il nous tient en haleine. C’est comme un suspense, mais où il n’arrive rien, et ce n’est pas décevant. Tu le suis jusqu’au bout. C’est un tour de force.

Dominique Fortier, La Presse

SÉLECTION – LES 15 MEILLEURS LIVRES DE 2016 SELON LES MÉCONNUS

Ce roman est un page turner écrit avec minutie, qui laisse entrevoir quelque chose comme une éclaircie.

 

Les Méconnus

DANS LE CADRE DU PRIX LITTÉRAIRE DES COLLÉGIENS

C’est indéniable, le roman a fait l’unanimité. D’abord, les cégépiens ont été séduits par l’écriture de l’auteur, à la fois si masculine, si familière, mais aussi extrêmement balancée avec une stylistique bien maniée. Que ce soit la métaphore de la neige, qui représente cette douleur humaine, cette recherche personnelle d’absolution, l’atmosphère lourde qui habite le village ou encore la pression qui pèse sur les deux personnages.

Vanessa Coutu, Le Fil rouge

J’ai lu LE POIDS DE LA NEIGE en plein mois de janvier, ce qui peut sembler équivaloir à siffler une slush à moins 25. Un brin masochiste, j’en conviens. Mais si le froid de Guay-Poliquin décrit une réalité aussi dure, c’est aussi pour mettre en évidence la chaleur humaine […] Je ne peux que souligner l’audace de Christian Guay-Poliquin d’avoir visé le plein centre du diagramme de Venn en amalgamant mythologie grecque, terroir et fin du monde. La portée de son œuvre s’en voit élargie, animée par un imaginaire du gel tout sauf paralysant. Il s’agit du genre de risque qui pousse à revoir les frontières des catégories. Si l’on tient le pari que son œuvre prend place dans un non-lieu, un anonymat géographique, une universalité épique, il faut alors repenser la littérature du terroir québécois comme étant dissociable du lieu du Québec. C’est un pari qui peut glacer l’échine de certains nostalgiques, mais qui fait hommage à la littérature québécoise et à son indépendance.

 

Gabrielle Vallières, Portraits

C’est le déroutant thriller introspectif Le poids de la neige qui a fini par rallier derrière lui les quelque 750 étudiants du collégial, dont les représentants étaient réunis jeudi soir, à Québec, pour une soirée de délibérations qui s’est révélée aussi attentive que passionnée […] Consacré au premier tour, ce huis clos tout en violence contenue est ancré dans la blancheur de l’hiver. Il décrit un climat social en déliquescence dans une langue-scalpel sombre et envoûtante. Une pluie d’applaudissements a accompagné l’annonce de la victoire de Christian Guay-Poliquin, jeudi soir, après une courte stupeur initiale. Il n’est pas rare en effet qu’il faille un deuxième tour pour trancher au Prix littéraire des collégiens. Plusieurs s’attendaient donc à remettre les gants, certains avec impatience. Ceux-là ont dû ronger leur frein.

Le Devoir

Avec Le poids de la neige, Christian Guay-Poliquin crée un mythe rassembleur, un mythe au sens le plus grandiose du terme. Les États-Uniens ont depuis longtemps Moby Dick pour les unir et les galvaniser dans leur constante poursuite de projets a priori irréalisables. Grâce à Christian Guay-Poliquin, les Québécois ont à leur tour un récit puissant, captivant, qui cristallise leur identité profonde. En racontant la quête de deux hommes inconnus qui doivent s’unir pour survivre à l’hiver, Le poids de la neige ose déterrer nos racines mythologiques judéo-chrétiennes pour poser un regard intemporel sur ce qui nous fait, sur ce qui nous rend nous. C’est donc un roman qui, avec toute la beauté et la poésie de nos hivers mémorables, ose dire : Je me souviens.

Thomas Mihelich-Morissette, du Cégep de l’Outaouais (Prix littéraire des collégiens)

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