La Peuplade

Wigrum

La Peuplade Livres

Wigrum

Daniel Canty

Roman

Fin octobre 1944. Sebastian Wigrum s’éclipse de son domicile londonien. Personnage fuyant, voyageur des miroirs et des points de fuite, vivant à la frontière embrouillée de la fiction et des faits, il est une de ces figures d’exception douées du pouvoir de se dissimuler sous nos yeux.

Nous savons peu de choses sur lui, sinon qu’il a été curieux du monde entier, peut-être déçu par l’amour. Son héritage, pourtant, est le nôtre : celui pour qui vivre signifia collectionner a laissé dans son sillage une centaine d’objets qui éclairent de leur lumière incertaine l’histoire de notre temps.

Ce livre dresse l’inventaire doux-amer de la succession de Wigrum. Roman combinatoire, vertigineux échafaudage d’érudition et d’inconnaissance, Wigrum existe en équilibre instable entre l’univers des récits et celui où se déroule la vie des lecteurs. Ceux qui s’y risqueront véritablement n’obéiront plus qu’à ce mot d’ordre : si je peux croire à toutes les histoires qui me sont contées, vous en êtes aussi capables.

Parution: 24 octobre 2011
208 pages, 978-2-923530-33-8, 24,95$,
Droits vendus : Anglais

Échos de la presse

Formaliste intelligent, Daniel Canty signe un texte étrange et émouvant, qui défie notre façon de concevoir l’écriture. Une trame narrative qui se déploie à travers un catalogue d’objets hétéroclites, sorte de labyrinthe littéraire.

Guillaume Corbeil, chaîne de lecture de Radio-Canada

Fruit d’un chantier d’environ dix ans, Wigrum est un impossible métarécit doublé d’un objet physique à la fois sobre et sophistiqué, dont le raffinement minimaliste entraîne la fascination sans tenter d’y contraindre.

Thierry Bissonnette, Québec français

Ce roman inclassable est à la fois une collection de récits et le récit d’une collection. Le plaisir du roman, dont le prétexte est de répertorier l’inventaire de l’improbable legs de Wigrum, est de distiller la fiction.

Catherine Lalonde, Le Devoir

Tous les objets ont une histoire, et certaines d’entre elles sont plus incroyables que d’autres. On reconnaît derrière les 101 merveilles réunies ici l’imagination foisonnante de l’auteur, Daniel Canty, qui s’est allié le talent de l’artiste Estela López Solis pour créer Wigrum, un livre qui ne ressemble à aucun autre.

Martine Desjardins, L’Actualité

Wigrum est un roman, mais c’est aussi un univers des possibles. C’est un cabinet de curiosités, un voyage dans le temps, un livre-objet, une petite merveille. Déjà, le bouquin en soi est magnifique.

Myriam Daguzan-Bernier, Ma mère était hipster

Avec Wigrum, le lecteur doit s’attendre à de l’humour, des clins d’oeil avec ce cabinet de curiosités bien particulier. C’est une oeuvre originale qu’il est difficile toutefois de qualifier de roman. On parle plutôt ici d’une véritable démarche littéraire qui comblera le lecteur curieux.

Mélanie Robert, Voir

Constitué comme un catalogue d’objets extraordinaires, Wigrum ne fait pas que tenir compte de cette fascination pour les collections hétéroclites, il la porte à son aboutissement, décrivant de faux objets dans un roman sans histoire qui contient pourtant les fragments excentriques mais pourtant bien réels de la culture savante et artistique des deux derniers siècles.

Mathieu Arsenault, Doctorak, go!

Voilà un roman déroutant, un roman nouveau genre. Un… inventaire! Il s’ouvre sur Sebastian Wigrum, son histoire, sa passion, son quotidien. Wigrum est un grand collectionneur qui disparaît à la suite d’un bombardement sur Londres, en 1944. S’ensuit une présentation de la collection par un certain Joseph Stepniac. Puis, l’inventaire en tant que tel : une liste d’objets plus ou moins fantastiques, qui frappent l’esprit par leur anachronisme. Des objets tantôt informatiques, électroniques, historiques ou de pures inutilités, mais qui trouvent leur place parmi cette collection pour une raison ou une autre. La dernière partie du livre présente Daniel Canty, l’auteur, qui énonce des faits qui relèvent de la fiction ou encore des fictions de faits qui déconstruisent ce que l’on a tenté de bâtir en vain. Unique et fort passionnant!

Shannon Desbiens, Le libraire
Un ouvrage unique, original et un écrivain qui emprunte des sentiers peu fréquentés. Je suis demeuré un peu étourdi devant l’ampleur de cette entreprise qui bafoue toutes les règles et s’avère d’une efficacité redoutable.
Littérature du Québec, Yvon Paré

Wigrum est une oeuvre d’art totale, une hyper-collection. Si la page titre indique « Roman », c’est pour mieux souligner, sans doute, le caractère d’expérience individuelle auquel renvoie cette oeuvre atypique.  (…) L’homme de brume qu’est Wigrum (littéralement en anglais : « liqueur de perruque ») assassine les certitudes du ressouvenir autant que celles de l’oubli. L’auteur se définit à la fin de son ouvrage comme « le témoin aveugle de notre conscience ». Cette liqueur de perruque n’est pas une ode au reste, mais plutôt à ce que l’écriture sait faire, à savoir proposer des liens entre les choses.

Sophie Coiffier, Revue du centre international de poésie de Marseille

Tous droits réservés, Éditions La Peuplade / Vie privée