Ouvrage déchirant sur une "femme sans histoire", le livre d'Alexandra Boilard-Lefebvre constitue un tour de force où les descriptions de photograpahies s'intercalent entre des témoignages familiaux transcrits tels quels, dans un dialecte québécois brut, sincère et puissant, d'où se dégage la mission de mémoire que s'est donné l'autrice.
Elie Pillet, Le MONDE
La critique
Le spleen de la «desperate housewife» | En procédant de manière approchante plus de soixante ans après Friedan, par la rencontre et l’écoute, Alexandra Boilard-Lefebvre s’attache en écho à libérer une parole. Ce qui est particulièrement beau, c’est de voir comment les mots des autres, des mots simples, lorsqu’ils sont bien retranscrits, bien mis en page, peuvent faire de la littérature. La narratrice et autrice s’insère en douceur dans de plus amples paragraphes, son «je» délicatement distillé, moins détective que confidente, et paraît ne pas souhaiter prendre trop de place sur la photo. Elle est née en 1992, à Québec. C’est son premier livre.
Thomas Stélandre, Libération
La critique
Dans UNE HISTOIRE SILENCIEUSE, 𝐮𝐧 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐫𝐨𝐦𝐚𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐢𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐧’𝐚𝐲𝐚𝐧𝐭 𝐝’𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐚 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́, Alexandra Boilard-Lefebvre fait parler des photos ainsi que des membres de sa famille afin qu’apparaisse enfin sa grand-mère Thérèse, morte tragiquement il y a 55 ans. Une ménagère malheureuse au désespoir malheureusement trop banal. Dans UNE HISTOIRE SILENCIEUSE, son 𝐬𝐮𝐩𝐞𝐫𝐛𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐫𝐨𝐦𝐚𝐧, Alexandra Boilard-Lefebvre entreprend de faire parler ce mutisme à travers des documents d’archives et les rares photos qu’elle aura pu glaner, toutes soigneusement décrites dans une langue à la fois quotidienne, précise et chatoyante. [...] Quête propulsée par le cœur, ce long reportage de l’intime dessine aussi en creux la grande histoire, souvent négligée, de tant de femmes enfermées, littéralement encabanées, dans la sphère domestique, celles qui souffraient de ce que la journaliste Betty Friedan a nommé le "syndrome de la ménagère".
Dominic Tardif, La Presse
L’entrevue
Comment raconter une absence ? Comment donner corps à une disparition ? Comment relater sans pathos une vie dont la fin est tragique? Avec Une histoire silencieuse, l'autrice offre un premier roman qui restitue dans toute sa complexité le destin d'une femme dans le Québec des années 1960.
Christian Saint-Pierre, Le Devoir
L’entrevue
Si ce livre traversait les siécles, des historiens pourraient imaginer à quoi ressemblait la vie d’une femme dans la deuxième moitié du XXe siècle, ce dont elle rêvait, une forme de liberté, d’épanouissement individuel, l’espérance de l’amour romantique et du mariage, un enfant, et ce à quoi elle se heurtait, des normes sociales qui l’empêchaient, la retenaient, la bridaient dans un rôle insuffisant pour se sentir pleinement vivante et accomplie. Et cette analyse serait juste. Malgré les progrès, le développement économique, c’était ainsi que de nombreuses femmes vivaient en Occident au XXe siècle. Mais ce serait réduire ce livre, cette enquête sur Thérèse, à un travail pour historiens du futur. Il est beaucoup plus que cela. Il est aussi poésie, psychanalyse, larmes, émotions, rires, peur, joie. Une histoire silencieuse qui pourrait être une chanson, un roman policier, un film, une œuvre d’art sur ce qui n’est plus "rien", mais - toute une vie -.
Colombe Schneck, Madame Figaro
La critique
L’histoire de Thérèse, morte en 1970 à 27 ans, en laissant derrière elle trois jeunes enfants, est décidément remplie de vide. Oui, vraiment, presque rien. Et pourtant, ce rien est d’une richesse qui rapidement va nous happer! Cela s’explique par un double mouvement. Alexandra Boilard-Lefebvre, dans son roman, comble "les vides" de la vie de Thérèse, un privilège propre à la fiction. Mais ce vide, c’est aussi celui ressenti par tant de femmes dans l’après-guerre, un vide qui fait ressurgir des souvenirs enfouis.Journal de Québec, Josée Boileau
Journal de Québec, Josée Boileau
La critique
Bouleversant, extrêmement bien écrit !
Les Charlottes sur CISM 89,3 FM
L’entrevue
Interpellée par l’histoire évanescente de sa grand-mère Thérèse, morte dans sa vingtaine, Alexandra Boilard-Lefebvre a fait sa petite enquête pour retracer l’histoire de cette femme. Elle a retrouvé des photographies, interviewé des proches, étudié des documents... puis comblé les trous avec son imagination. Ainsi la vie de Thérèse Lefebvre, née Larin, se matérialise comme une sorte d’hologramme dans son premier roman, Une histoire silencieuse.
Marie-France Bornais, Journal de Montréal
L’entrevue
Alexandra Boilard-Lefebvre, originaire de Québec, nous offre un premier roman sous forme d’enquête. À travers des photographies décrites avec minutie et des témoignages, elle tente de déterrer l’histoire de sa grand-mère Thérèse, décédée il y a 55 ans dans des circonstances nébuleuses. Quelles pensées habitaient cette femme, qui a été contrainte, comme plusieurs autres à l’époque, à occuper son temps aux tâches ménagères ?Ce roman aborde la dépression et la solitude qui incombaient aux femmes de cette époque. Un roman qui se lit avec avidité et qui réussit à faire renaître une femme trop longtemps oubliée.
Patricia Tadros, ICI Québec
La critique
"Pour moi, UNE HISTOIRE SILENCIEUSE, c’est l’histoire de Thérèse, mais c’est aussi celle de toutes ces vies anonymes qu’on n’a pas racontées", résume l’autrice. Indirectement, elle interroge notre rapport à la mémoire et trace les grandes lignes de l’histoire de la condition des femmes dans le Québec des années 1960, à l’heure où la Révolution tranquille ne profitait pas encore à tout le monde.
Catherine Genest, Les Libraires
L’entrevue
Alexandra Boilard-Lefebvre consacre son premier roman à redonner vie à la grand-mère paternelle qu’elle n’a pas connue. Plus on en apprend sur Thérèse, sa difficulté à se soumettre, son penchant pour les barbituriques, sa soif d’affranchissement, plus on pense à toutes celles qui ont vu à cette époque leurs aspirations avalées par des banlieues désespérément uniformes. En laissant entrevoir le monde intérieur de cette femme éteinte par son temps et son milieu, l’autrice lui livre un vibrant hommage.
Le Devoir
La critique
L’autrice veut savoir : qu’est-il arrivé à Thérèse Larin, sa grand-mère paternelle pour, après avoir mis au monde trois enfants, qu’elle s’enlève la vie à l’âge de 27 ans? Débute alors une enquête personnelle, mais qui résonne aussi en dehors, extirpant de sous le voile toute vie incomprise, tout mystère non résolu, toute douleur tue. Sont retranscrits mot à mot les témoignages de gens qui l’ont connue et derrière les paroles, une vérité approchée, mais jamais complètement révélée puisque seule Thérèse pourrait en attester. Des liens se font malgré tout, des chemins se tracent. La mère de famille, engoncée dans un costume étriqué, perdait de sa substance et ses jours se sont racornis jusqu’à ne plus avoir de sens. L’écrivaine met en surbrillance l’essai The Feminine Mystique de l’Américaine Betty Friedan qui fait tomber les masques sur le prétendument bonheur des ménagères. L’étude le révèle, plusieurs femmes à la maison sont englouties par une morosité qui ne dit pas son nom parce que ces mères au foyer, persuadées qu’elles doivent ressembler à l’image de la félicité tant vantée, ne comprennent pas le vide ressenti. Boilard-Lefebvre évoque sans rien conclure, ne voulant pas s’approprier la connaissance des raisons d’une existence déjà usurpée. Mais en mettant au jour la réalité de son aïeule, elle réussit à briser le silence de ces vies inaperçues.
Isabelle Beaulieu, Les Libraires
La critique
Bravo à cette autrice qui redonne une voix puissante à sa grand-mère qu’elle n’a pas connue et, du même coup, à d’autres femmes de la génération dite « silencieuse » qui se sont tues ou qui n’ont pas été écoutées. Plusieurs sont mortes avec leurs secrets et traumas. J’y ai reconnu beaucoup de mes propres aïeules, et donc, j’en termine la lecture la larme à l’œil, le coeur à l’envers, avec la certitude renouvelée que nous avons un devoir de mémoire, que l’écriture peut aussi parfois, comme le fait si brillamment ici Alexandra Boilard-Lefebvre, donner une seconde chance à la parole.
Claudia Larochelle – autrice et chroniqueuse littéraire
La critique
Une histoire silencieuse est un récit vibrant où les mots réparent les absences, un hommage à celles que l’histoire a oubliées, mais que la mémoire veut retrouver.
Élise Jetté, Radio-Canada
La critique
Thérèse Lefebvre, née Larin, est décédée en 1970, dans l’ombre d’un Chicoutimi qui venait à peine de l’adopter, et qui l’aura ensuite vite oubliée. Mais voilà qu’un demi-siècle plus tard, le visage de la femme se retrouve sur les tablettes des libraires, son histoire au cœur d’un livre très attendu, à La Peuplade.
Marc-Antoine Côté, Le Quotidien, Les coops de l'information.
L’entrevue
J’ai la tête encore remplie d’images dès que je vois la jaquette de ce roman tellement original et si touchant. Entre Montréal et Chicoutimi, entre maintenant et les années soixante, entre le pouvoir et la soumission, entre les souvenirs et la vérité. Bravo à l’autrice, j’ai adoré!
L’Avaleur De Livres
La critique
La grand-mère d'Alexandra Boilard-Lefebvre, Thérèse, ne "se laissait pas marcher sur les pieds". Sur les photos qui précèdent sa disparition brutale, elle arbore en triste présage "le visage de quelqu'un qui voudrait changer de vie"... Dans cette plongée au cœur de l'intimité familiale, l'autrice affronte le silence en restituant les discussions ; la disparition des souvenirs en observant attentivement des photographies qu'elle érige en preuves d'existence de Thérèse. Au cœur de "la vie instantanée d'une femme vouée à l'oubli", c'est toute une génération de "housewives" ensevelies qu'évoque UNE HISTOIRE SILENCIEUSE, ce que Betty Friedan appelait "le problème qui n'a pas de nom". Née à Québec, Alexandra Boilard-Lefebvre mêle le secret des voix à l'objectivité des archives, donnant un premier roman touchant à la forme littéraire recherchée.
Les Échos
La critique
C’est à une enquête sociologique et intime que nous convie l’autrice : pourquoi Thérèse Larin, sa grand-mère, s’est-elle suicidée à 27 ans, à Chicoutimi, en 1970 ? Interrogeant les rare archives familiales, sa petite-fille donne vie aux différentes voix de la famille dans une retranscription orale et émouvante à la fois. Une belle réussite, qui nous plonge dans les silences de tant d’histoires et de tant de femmes.
Mélanie Chenais - La Droguerie, Saint-Malo
Alexandra Boilard-Lefebvre a fait le choix judicieux de retranscrire fidèlement les entretiens qu’elle a menés et toute la force et la poésie de l’oralité québécoise rendent alors hommage à Thérèse [...] Et ce minutieux travail documentaire dessine alors, non pas le portrait de Thérèse, dont les contours se font de plus en plus flous au fil du livre, chacun y allant de ses souvenirs, flous eux aussi, mais plus généralement le poids du silence et d’une époque où les femmes, mais aussi les hommes, étaient assignés à des rôles dont il était très difficile de se défaire.
Aurélie Garreau - Le Monte-en-l’air, Paris
Thérèse est partie trop tôt, la littérature la rend finalement immortelle dans ce très beau texte. J’ai été autant touchée par ce personnage que par la langue qu’Alexandra utilise avec de nombreuses nuances et une grande poésie pour ramener peu à peu sa mémoire à la surface.
Aurélie Barlet - La Pléiade, Cagnes-sur-mer
Ce livre est brillant et attachant, voilé d’un mystère, comme dans un petit brouillard au matin. Sans chercher à combler le vide, les vides, à réinventer une vie, des événements, Alexandra Boilard-Lefebvre signe une œuvre authentique, véritable miroir d’une époque, respectueuse de cette grand-mère inconnue.
Jean-Baptiste Hamelin, Page des libraires
La critique
UNE HISTOIRE SILENCIEUSE se retrouve dans les 6 lectures incontournables de février 2025 selon Tout ce qu’Alexandra sait de sa grand-mère, c’est qu’elle est décédée alors que son père était encore bambin. Mais qui était Thérèse Lefebvre ? Qui étaient ses amis ? Quel type de mère était-elle ? Dans ce premier roman, le devoir de mémoire de l’autrice s’incarne au sein des nombreuses entrevues qu’elle a menées auprès d’amis et de membres de la famille et dans l’analyse minutieuse des clichés où Thérèse apparaît, parfois souriante, parfois éteinte. L’écriture est empreinte de sensibilité et témoigne d’un souci d’éclaircir des souvenirs confus.
Julie Roy, L'Actualité
La critique
Alexandra Boilard-Lefebvre lève ici le voile sur sa grand-mère paternelle et tente de redonner une densité à cette femme qu'elle n'a pas connue, car morte à 29 ans des suites d'une overdose de barbituriques. Loin d'être une autofiction où l'autrice se mettrait en scène dans sa quête de la vérité, Une histoire silencieuse est un magnifique hommage rendu à cette femme dont plus personne ne parle depuis des années. L'autrice tente de comprendre le geste désespéré de son aïeule en se documentant sur le mal-être des femmes au Québec dans les années 60-70 : ennui, fatigue extrême, enfermement, dépression profonde ? Sous la chape de la société patriarcale de l'époque, les raisons pour les femmes au foyer de vouloir en finir avec la vie étaient nombreuses. Elle fait également appel à de nombreux témoignages, retranscrits en entretiens elliptiques, aux phrases inachevées, qui disent mieux que tout autre l’invisibilisation de ces vies trop vite terminées. Avec beaucoup de pudeur et de sensibilité, Alexandra Boilard-Lefebvre redonne une voix à celle qui fut ensevelie sous un silence de plomb et des contours à cette silhouette des photos à moitié effacées.
Librairie, La Fleur qui pousse à l'intérieur, Dijon, France
L’autrice relate ses entrevues avec l’entourage de sa grand-mère et analyse les photos et documents qu’elle déniche, tissant des liens avec ses lectures sur la condition de la femme confinée au foyer dans les années 50, afin de faire sens du geste désespéré de sa grand-mère. L’écriture y est pleine de sensibilité et de sympathie pour celles trop nombreuses qui ont vu leur histoire s’écrire dans le silence et la résignation dictés par les attentes sociales. Même si plus de questions que de réponses émergent au fil des pages, la structure de ce livre est absorbante (je l’ai dévoré d’une traite entre Montréal et Québec, avide de tout découvrir des démarches de l’autrice), et la langue, poétique. Un témoignage percutant, véritable cas de figure des effets de l’étau dans lequel le patriarcat maintient la femme, qui met les mots sur la réalité d’une grande majorité des femmes de notre histoire qui ont dû se résigner à être confinées au foyer par manque d’options, et qui n’ont jamais pu le nommer elles-mêmes, faute de moyens et de compréhension. C'est là que réside, pour moi, toute la richesse (et l'intérêt) de cet ouvrage.
Librairie La maison des feuilles
Alexandra Boilard-Lefebvre sera au micro de Place Publique sur Radio-Canada Saguenay pour parler de son magnifique premier roman, UNE HISTOIRE SILENCIEUSE.
Marjorie Amstrong, ICI Radio-Canada, Saguenay
L’entrevue
C’est l’histoire d’une disparition, ce n’est pas l’histoire d’une vie fulgurante. J’aurais aimé, en tant que petite-fille, en tant que femme, trouver son carnet ou trouver une grande réponse. Mais je savais dès le départ que c’était l’histoire d’une disparition
Alexandra Boilard-Lefebvre en discussion avec Émilie Perreault, Il restera toujours la culture, ICI Première
L’entrevue
Un livre aussi bouleversant qu'expérimental "Une histoire silencieuse" d'Alexandra Boilard-Lefebvre. Elle brasse ses archives personnelles et interviewe ses proches pour repasser au stylo noir sur les traits effacés de sa grand-mère, figure fantomatique décédée prématurément. A dévorer en une heure !
Marie Rondeau, Missives
La critique
Portrait dispersé d’une mystérieuse absente, spéculation sur le peu — des bribes de phrases incertaines — que de nous il reste, réflexion aussi sur une génération de femmes enfermée dans leur rôle, enquête sur une grand-mère dont plus personne ne parle et dont subsistent des éclats de vie presque inintelligibles. Alternant la description précise, rêveuse parfois, au seuil toujours de l’insuffisance de l’interprétation de photographies avec l’oralité de témoignages magnifiquement restitués dans leur silence, leurs partiales déclarations qui tant suggère sans pouvoir rien dire, Alexandra Boilard-Lefebvre interroge sur ce qui fait une présence, sur les explications opposées à sa disparition, sur les effacements de la mémoire, les obstinées revenances de ces oblitérations. Par l’humilité de sa discrétion, par son absence de commentaire ou d’encombrantes mise en scène de son autrice, Une histoire silencieuse fascine comme une photo où de souriants, incertains, spectres apparaissent.
La Viduité, blogue
La critique
«Impeccable!» Claudia Larochelle accorde une note parfaite au premier roman d'Alexandra Boilard-Lefebvre, UNE HISTOIRE SILENCIEUSE, dans sa chronique à l'émission Pénélope sur les ondes de Radio-Canada: Un travail sur la forme qui est épatant. La pudeur côtoie la délivrance [...] Ce sont des souffles d'amour pour apprendre à vivre que l'on retrouve dans ce livre-là. Mais surtout, pour ne pas oublier, pour cultiver le devoir de mémoire.
Pénélope, ICI Première
La critique
Un premier roman qui par sa quête intimiste touche à l’universel : les silences familiaux et l’ambiguïté des mythologies qui s’en dégagent. Bravo et longue vie à ce très beau texte qui nous a profondément bouleversé.
Librairie un livre à soi - Montréal
Dans ce livre dont la forme rappelle un peu celle d’un balado d’enquête, Alexandra Boilard-Lefebvre tente de retracer le destin de sa grand-mère trop tôt décédée. Par souci de pudeur ou de discrétion, elle s’efface de son propre récit, préférant nous livrer ses réflexions, ses découvertes et, surtout, les témoignages qui, d’indice en indice, de révélation en révélation, lui permettent de raconter la vie d’une femme que son époque a en quelque sorte assassinée. La démarche est à la fois touchante et captivante, et le texte émeut autant qu’il fait réfléchir. Fait notable, l’autrice a choisi de transcrire en vers libres les confidences des personnes qu’elle a interrogées, préservant ainsi le rythme et la vivacité de leur parole, l’authenticité de leur propos. Grâce à ce procédé, l’oralité conserve une dignité que la prose, dirait-on, a parfois tendance à lui retirer.
Gabriel Marcoux-Chabot, écrivain
Témoignages et descriptions photographiques s’entremêlent harmonieusement pour dessiner peu à peu la personnalité de Thérèse, la grand-mère disparue de l’autrice. Un roman puissant sur les conditions de vie des femmes au foyer dans les années 60.
Ludivine – FNAC, Bordeaux
J’y vois un travail de mémoire fort et touchant, d’une femme d’aujourd’hui qui tente de réhabiliter les femmes d’hier. Et cela me percute toujours fort.
Bérénice Oberlé – Librairie L’Étagère, Saint-Malo
Une histoire universelle, tragiquement banale, racontée avec beaucoup de pudeur et une langue pleine d’émotions. On y trouve les errements de la mémoire, les non-dits, les oublis. Celles et ceux qui préfèrent ne pas remuer le passé, celles et ceux qui aimeraient se souvenir mieux, et en creux Thérèse, qui se dévoile petit à petit. Un très beau premier texte.
Manon – Librairie L’Attrape-cœurs, Paris
Sur la première de couverture d’Une histoire silencieuse, on la remarque tout de suite : gracile, élégante, coiffée d’un voile, vêtue d’une robe de mariée. Cette belle brune aux traits fins, c’est la grand-mère d’Alexandra Boilard-Lefebvre. Mais l’autrice ne l’a jamais connue.
Les Libraires
L’entrevue
Avec Alexandra Boilard-Lefebvre, Mike discute du livre «Une histoire silencieuse», une quête fascinante sur les traces de son aïeule disparue.
Mike C. Vienneau, Libraire de force, CIBL 101, 5
L’entrevue
Ce livre est un hommage pour une grand-mère. « Une histoire silencieuse » dont la solitude est celle qui a pris la main en premier de Thérèse. Reformuler ce qui fut par la grâce d’un livre fronton, éperdument pétri de liens générationnels.
Evlyne Leraut
Alexandra Boilard-Lefebvre enquête sur les traces laissées par une figure instable, immatérielle et découvre que le cas Thérèse prend une dimension plus large, plus phénoménologique qui raconte ce que fut notre société occidentale dans les années qui suivent la guerre et le sort qu’elle réserva aux femmes des classes moyennes.
Missives
La critique
Rien ne passe inaperçu dans UNE HISTOIRE SILENCIEUSE grâce à l’attention qu’Alexandra Boilard-Lefebvre porte à l’ordinaire, à ce qui se joue au quotidien. La disparition abrupte d’un proche impose des questions à la pensée des personnages et de la narratrice, que l’autrice résout en recueillant toutes les réponses possibles, sans jamais dépasser le cadre dans lequel vivait sa grand-mère.
Mathilde Pelletier, Artichaut magazine
La critique
Une histoire silencieuse" restera parmi mes lectures les plus marquantes de ces dernières années. Au fil d'un montage littéraire habile et fluide, Alexandra Boilard-Lefebvre part sur les très rares traces de sa grand-mère, suicidée en 1970, à l'âge de 27 ans, après un mari, trois enfants et beaucoup de barbituriques. L'alternance entre la transcription de conversations rendues dans toute leur parlure, la description de photos de famille et le récit des démarches administratives pour obtenir le moindre document m'a tenue en haleine, comme si j'assistais au retour d'une respiration saccadée mais définitivement retrouvée. Ce livre est aussi l'occasion de découvrir une fois de plus la poésie poignante que renferment les documents.
Fanny Quément
Début janvier, un ouvrage a paru discrètement, bien trop discrètement. C'est le premier roman d'une jeune québécoise Alexandra Boilard-Lefebvre. Pourtant, si vous avez la curiosité d'ouvrir ce livre, vous découvrirez une histoire aussi fascinante que bouleversante, et une écriture unique. De cette enquête elle livre un récit poignant, surprenant, qui mêle la logique du travail de reconstitution et une poésie cinématographique inédite. Combien de Thérèse n'a-t-on pas écoutée? Combien de femme on simplement disparu des albums de photos familiaux ? Une premier roman bouleversant à découvrir absolument!
Page et Plume
Mais quel bonheur ce livre ! L'autrice part sur les traces de sa grand-mère, décédée très jeune. Elle est morte et plus personne n'en a parlé après. Elle scrute les photos, écrit aux archives, interroge ceux qui restent. Et tente de comprendre. J'ai adoré. Les passages retranscrits des témoignages, dans une langue orale, sont bouleversants. Bouleversantes aussi les tentatives de définir l'histoire de cette femme ordinaire, sûrement malheureuse. Un magnifique texte.
Madeline Roth
[...] poétique et profondément touchant!
Salamandre magazine
La critique
Dans ce livre, l’autrice revient sur le destin de sa grand-mère décédée trop jeune, mère de trois enfants. À travers, les souvenirs des personnes qui ont croisé son chemin et la description de photos, Alexandra Boilard-Lefebvre dresse le portrait d’une femme éduquée qui s’est retrouvée femme à la maison, loin de sa famille. Un destin banal, à cette époque.
Librairie Vaugeois
Alexandra Boilard-Lefebvre sur les pas de Thérèse, la grand-mère dont on ne parle plus depuis qu’elle s’est suicidée. Qui interroge avec patience, empathie, délicatesse les témoins de l’époque, et peu à peu délivre Thérèse de son linceul de silence. La démarche des deux autrices est modeste, respectueuse de celles qui se sont tues, qu’on n’a pas voulu entendre. Restent des preuves sous forme de fragments, des paroles soigneusement recueillies, des conjectures. Ces deux livres se répondent par un jeu de résonnances, tout en étant très différents. On ne peut les lâcher, et on en sort ému, reconnaissant. À lire et à offrir sans réserve.
Gaëlle Nohant
Une histoire silencieuse, le premier récit d’Alexandra Boilard-Lefebvre lu par par «C’est toute la beauté de ce récit dans lequel la fille et petite-fille devient celle qui écoute, écrit, panse les blessures et ravive une image. Alors qu’elle raconte comment, enfant encore, elle se sent transformée en voyant tout à coup surgir devant elle le petit garçon qu’était son père, à l’occasion de la visite de la maison dans laquelle il a grandi, elle fait l’expérience inverse de Roland Barthes qui voit dans la petite fille sa mère. [...] C’est de ce formidable pouvoir de l’écriture que témoigne Une histoire silencieuse, celui de renverser le temps, l’ordre des générations, de restituer ce qui ne peut l’être, et pour finir de tisser de nouveau l’amour entre les êtres disparus et ceux qui sont encore là pour parler d’eux.
Gabrielle Napoli, En attendant Nadeau
La critique
Les dialogues ultra-vivants soulignent enfin toute l’énergie de Thérèse après des années d’oubli. Notre héroïne reprend toute la place qui lui était due et on se rend compte que son destin aurait pu être bien différent si elle avait pu vivre ne serait-ce que deux décennies plus tard. Thérèse est partie trop tôt, la littérature la rend finalement immortelle dans ce très beau texte. J’ai été autant touchée par ce personnage que par la langue qu’Alexandra utilise avec de nombreuses nuances et une grande poésie pour ramener peu à peu sa mémoire à la surface.
Aires libres
La critique
Durant ses vacances, Pénélope McQuade a lu les romans Une histoire silencieuse, de la Québécoise Alexandra Boilard-Lefebvre, et Mon vrai nom est Elisabeth, de la Française Adèle Yon. Elle réunit à son micro les deux autrices, qui se sont déjà rencontrées pour le même exercice : "Non seulement nos histoires résonnent, mais nos parcours, un peu, résonnent", affirme Alexandra Boilard-Lefebvre. [...] La grand-mère paternelle d’Alexandra Boilard-Lefebvre est décédée en 1970 dans des circonstances mystérieuses. "Thérèse, c’est l’histoire d’une absence", raconte-t-elle. "Son existence n’était même pas soulignée." Les deux autrices témoignent des histoires surprenantes et parfois perturbantes qu’elles ont captées, parfois trouvées dans des photos familiales.
Entrevue croisée | Alexandra Boilard-Lefebvre et l’écrivaine française Adèle Yon à Pénélope, ICI Première
L’entrevue
Chaque dernière journée du mois, nous vous présenterons une première œuvre littéraire qui se distingue aux yeux de nos libraires. Ce mois-ci, nos libraires soulignent le travail d'𝐀𝐥𝐞𝐱𝐚𝐧𝐝𝐫𝐚 𝐋𝐞𝐟𝐞𝐛𝐯𝐫𝐞-𝐁𝐨𝐢𝐥𝐚𝐫𝐝 avec son roman 𝐔𝐧𝐞 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐬𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞 paru chez La Peuplade. Un superbe premier roman que notre libraire Alexia a particulièrement aimé. Dans cet important travail de mémoire, la narratrice du roman effectue une enquête familiale, essayant de comprendre la disparition de sa grand-mère qu'elle n'a pas eue la chance de connaître à travers des descriptions de photos, des retranscriptions de conversations et des recherches aux archives. Une histoire silencieuse est un premier roman percutant qui ne laisse aucun lecteur indifférent. Bonne découverte!
Librairie Carcajou
Situé au carrefour peu visité de la littérature, de la poésie et du reportage, Une histoire silencieuse est de ces romans qu’on peine à croire être le premier d’une autrice. Au fil de rencontres avec des gens l’ayant côtoyée, Alexandra Boilard-Lefebvre y dépoussière la vie trop courte de sa grand-mère, décédée en 1970 dans de tristes circonstances. Ces vrais échanges, rapportés avec toutes leurs répétitions et leurs hésitations, révèlent une poésie singulière, inattendue, qui contribue à rendre l’ouvrage unique.
Marc-Antoine Côté, Le Quotidien
La critique
Comment une femme a-t-elle pu laisser si peu de traces ? Alexandra Boilard-Lefebvre n’a pas connu Thérèse, sa grand-mère morte à 27 ans dans des circonstances face auxquelles ses proches se sont emmurés dans le mutisme. Il lui aura donc fallu accomplir ce pour quoi l’écriture demeure irremplaçable : faire parler le silence. Méditation sur la transmission des traumatismes et sur la longue marche du deuil, ce remarquable reportage de l’intime, d’une intelligence des plus sensible, témoigne de la détresse des ménagères et du mépris de toute une société pour leurs aspirations. Mais ce serait sans doute une erreur de n’y voir que la trace d’une époque révolue.
Dominic Tardif, La Presse
La critique
[...] L’écrivaine met en surbrillance l’essai The Feminine Mystique de l’Américaine Betty Friedan qui fait tomber les masques sur le prétendument bonheur des ménagères. L’étude le révèle, plusieurs femmes à la maison sont englouties par une morosité qui ne dit pas son nom parce que ces mères au foyer, persuadées qu’elles doivent ressembler à l’image de la félicité tant vantée, ne comprennent pas le vide ressenti. Boilard-Lefebvre évoque sans rien conclure, ne voulant pas s’approprier la connaissance des raisons d’une existence déjà usurpée. Mais en mettant au jour la réalité de son aïeule, elle réussit à briser le silence de ces vies inaperçues.
Les Libraires
La critique
Alexandra Boilard-Lefebvre consacre son premier roman à redonner vie à la grand-mère paternelle qu’elle n’a pas connue. Plus on en apprend sur Thérèse, sa difficulté à se soumettre, son penchant pour les barbituriques, sa soif d’affranchissement, plus on pense à toutes celles qui ont vu à cette époque leurs aspirations avalées par des banlieues désespérément uniformes. En laissant entrevoir le monde intérieur de cette femme éteinte par son temps et son milieu, l’autrice lui livre un vibrant hommage.
Le Devoir
La critique