La Peuplade

La Peuplade Livres

godpèle

Gabriel Marcoux-Chabot

Roman

Seule au milieu des paysages grandioses et sauvages du Nord québécois, une femme se raccroche à l’écriture comme à une bouée. La Floune, c’est son nom, vient de quitter les siens. Luttant pour sa survie, elle s’épanche sur le papier, revisitant son passé au sein des Godpèles. Pour cette société profondément démocratique née des vestiges de notre monde, la technologie moderne a la saveur d’un mythe quasi oublié. La pelle joue chez eux un rôle central : outil de sculpture sur neige, elle est le symbole autour duquel leur art de vivre s’est développé. Dès sa naissance, la Floune a été une joie pour les Godpèles, un trésor d’avenir et d’espoir. Elle doit maintenant les fuir, détentrice d’un secret qu’elle ose à peine effleurer. Échappera-t-elle à cet hiver sans fin dont l’ombre noire plane comme une malédiction sur les monts glacés?

 

Godpèle rassemble les derniers textes de la Floune, écrits dans une langue qui n’existe pas encore et traduits dans une langue qui n’existe pas vraiment. Gabriel Marcoux-Chabot livre ici une œuvre unique, méticuleuse et poignante, où la forme épouse le sens.

Parution: 1 October 2025
528 pages, 978-2-925416-61-6, 34,95$ | 23 €

Échos de la presse godpèle

Après l’ortograf | Roman d’anticipation intimiste, écrit dans une langue qui n’existe pas encore, traduit dans une langue qui n’existe pas vraiment : il est rare que le sous-titre d’un roman nous donne d’emblée autant à imaginer. Le Québécois Gabriel Marcoux-Chabot y parvient joliment avec son troisième roman, Godpèle, journal intime d’une scribe, donné dans une langue sans plus d’orthographe ni de grammaire et dans sa traduction en français, au sein d’une communauté canadienne après le tournant de la crise climatique. On apprendra, au détour de confidences terribles, paradoxalement joyeuses et affolées, comment une population de cueilleurs sur neige et glace est devenue une peuplade presque parfaitement "déjà adaptée" au nouvel ordre climatique. Un roman qui prend d’abord surtout comme moments et secrets d’existence la condition humaine et ces économies d’affect qui se font l’écho d’une fable d’un passé impossible mais si lointain. La lecture immersive, en fin de compte, n’en demeure pas moins un délicat effort de déchiffreur puisque s’y télescopent plusieurs références linguistiques et littéraires — on songe d’ailleurs au Seigneur des anneaux de Tolkien ou au récit SF d’Iain M. Banks, ainsi qu’au roman d’Helen Hoban Enig Marcher (Monsieur Toussaint Louverture, 2012) où l’on voyait également une langue nature évoluer au pas d’une descente climatique. Godpèle nous propose une nouvelle illustration, particulièrement éclatante.
Hugues Robert, Le Monde
UN TOUR DE FORCE ★★★★ 1/2 | Cela s’intitule Godpèle. Plus qu’un roman, une expérience. Ou un roman double, qui raconte deux fois la même histoire, de façon identique et totalement différente. Gabriel Marcoux-Chabot (La Scouine) y imagine la Floune. Elle vient de quitter son clan. En mode survie dans ce monde dévasté par le Loncriss (qui, un peu comme l’hiver annoncé dans Le trône de fer, s’est abattu sur le nord du Québec), elle raconte sa société, l’espoir, l’amour. Tout. Dont les raisons à l’origine de sa fuite. Déchirantes. Sur les pages de gauche, le récit de la jeune femme, écrit dans une langue "qui n’existe pas encore". À droite, leur "traduction" en français châtié. "J’avais l’esprit embrouillé, les idées confuses" pour "Javè la tète dan l’qu, lé z’idé pa qlère". Lue à voix haute, cette langue orale grince et chante, fascine et (d)étonne. La juxtaposition avec la version littéraire éblouit. Finalement, plus encore qu’une expérience, Godpèle est un tour de force.
Sonia Sarfati, Le Devoir
Avec Godpèle, Gabriel Marcoux-Chabot restitue les mémoires de la Floune dans un roman d’anticipation inventif et poignant, situé dans un futur bâti sur les vestiges de périodes autrement plus carabinées, ancré dans un Nord québécois aussi grandiose que menaçant.
Revue Les Libraires
Une même histoire mais racontée dans deux «langues», un français normatif sur les pages de droite et un français «qui n’existe pas encore» sur celles de gauche. Côté cœur, donc, là où les émotions sont brutes, où les mots chantent et écorchent à la fois. Ils disent la quête de la Floune dans un Québec postapocalyptique où règne un hiver sans fin. La juxtaposition de ces deux versions fait de Godpèle, nouveau roman de Gabriel Marcoux-Chabot, plus qu’une expérience éblouissante, un tour de force.
Le Devoir
C’est ma lecture en 2025 qui m’a procuré le plus de plaisir! [...] Un des livres qui va se retrouver dans mon top 5 à la fin de l’année, voire mon top 3!
L’Avaleur De Livres
[...]Les amateurs d’expériences linguistiques, dans un cadre science-fictionnel rigoureux et convaincant, devraient apprécier ce roman postapo d’une grande originalité.
Jean-Louis Trudel, Revue Solaris
Imaginez-vous un monde après le nôtre, vers 2100, où de braves gens ont fui la menace américaine, défié ce "Loncriss" d’hiver qui ne finit plus, pour aboutir dans une nouvelle vie nordique, taillée à la pelle. C’est l’univers dystopique qui germe depuis 10 ans dans la tête de Gabriel Marcoux-Chabot, et qui prend désormais forme dans un livre, écrit dans sa propre langue inventée.
Marc-Antoine Côté, Le Quotidien
Imaginez ce tas de roches couvert par la neige. Imaginez maintenant un peuple, un nouveau peuple, qui a survécu à une catastrophe écologique et civilisationnelle et qui façonne son milieu de vie couvert de neige à coups de pelle. Faites de la place pour les GODPÈLES, peuple fier, peuple rescapé, peuple dégourdi. Peuple qui a envie de transmettre son histoire, ce qui donne naissance à la Floune qui, en plus de sa pelle, manie superbement son qrèyon sur son usmine. Oui, un cahier ne s’appelle plus de même, son nom s’est transformé pour décrire le plus directement et le plus simplement son essence, celle d'élimer le qrèyon tout en conservant ses traces. Dans une langue qui n’existe pas encore, sorte de joual qui retranscrit simplement les sons qu’on entend, la Floune raconte sa vie en tant que Godpèle et tente de creuser autour du secret qui l’a fait abandonner son peuple. Mais au-delà de la trame narrative, aussi captivante et émouvante qu’elle soit, Godpèle est l’affirmation inébranlable de l’amour de son auteur, Gabriel Marcoux-Chabot, pour l'écriture dans toutes ses formes, dans toutes ses profondeurs et nuances. Et ce que Gabriel nous dit là, c’est qu’à force d’écrire, on fait mieux que survivre. On vit. Oeuvre parfaitement bilingue, entre une langue qui n’existe pas encore traduite dans une langue qui n’existe pas vraiment, Godpèle se dresse, fière et inventive, prête à vous embarquer dans une aventure sans pareil. 
Bogdan Stefan
[...] Première chose à savoir, ô lecteurs que j’espère en devenir, c’est : freakez pas. L’écriture de Godpèle est présentée sous deux formes. En page gauche, la langue inventée par Gabriel Marcoux-Chabot, avec entre autres la complicité d’Anne-Marie Beaudoin-Bégin alias l’insolente linguiste, et à droite avec une autre langue qu’on pourrait qualifiée d’inventée, un français relativement standard qui pourra contribuer à la traduction ou la simplification des passages plus ardus au niveau de la proposition orthographique de la langue inventée, ou encore rassurer tous les puristes du génie et de la conscience de l’auteur et de la non-dégénérescence du français comme langue perdue par une jeunesse ignare et pervertie. [...] J’insiste d’ailleurs sur ce terme, cosmogonie foisonnante, parce que c’est la double réussite assez phénoménale de Gabriel Marcoux-Chabot avec cet ouvrage. Certes, j’aurais pu perdre tout mon temps de chronique à encenser le génie de l’auteur avec cette langue française réinventée, un travail colossal qu’il réussit avec brio et qui, si on prend le temps de bien l’apprivoiser, permet une lecture remarquable.  [...] J’oserais même dire qu’à mon sens c’est peut-être une des plumes talentueuses les plus sous-exploitées du roman québécois actuel, peut-être à cause des délais entre ses publications. Reste que c’est vraiment une œuvre à découvrir, un de mes coups de cœur de la rentrée littéraire, à laquelle je souhaite un grand avenir. 
L'écrivain Gabriel Robichaud à l’émission Il restera toujours la culture, ICI Première, 29 octobre 2025
Le roman d’anticipation GODPÈLE de l’auteur et professeur au Cégep de Jonquière, Gabriel Marcoux-Chabot, est maintenant disponible dans plusieurs librairies du Québec. Près de dix ans de travail auront été nécessaires à l’aboutissement de ce projet littéraire, considéré par l’auteur comme étant la plus aboutie et la plus complète de ses œuvres. Au fil des pages, le lecteur découvre les écrits d’une femme dénommée La Floune et qui lutte pour sa survie après avoir quitté sa communauté, les Godpèles. Les Godpèles ont pour leur part quitté les restes d’un ancien monde afin de poursuivre l’hiver et de pratiquer ce qui est devenu le cœur de leur identité : la sculpture sur neige. "C’est un roman qui se penche sur la fragilité de l’être humain, de la culture et du monde dans lequel on vit. Pour les Godpèles, si la neige disparaît, leur culture aussi. Que doivent-ils donc faire?", décrit Gabriel Marcoux-Chabot.
Charles-Antoine Desmeules, Journal Le Réveil
Dans ce roman inventif enraciné dans le territoire nordique du Québec, le récit est assuré par la Floune, qui vient de quitter les siens sur un coup de tête. Écrire est pour elle une liberté nouvelle, un ancrage. Peu à peu, elle déplie les récits fondateurs de son peuple, les Godpèles, qui ont survécu au Loncrisse — cet interminable hiver de glace. Mais l’histoire vacille quand la Vieille, avant de mourir, révèle enfin un lourd secret… Écrit en deux langues, dont celle, fictive et fascinante, de la Floune, Godpèle réfléchit à la transmission et au pouvoir qu’a le langage de nous tailler une place dans le monde.  
L'Actualité
Godpèle, c'est la rencontre pleine d'émotion avec une langue qui n'est pas la nôtre mais qu'on comprend pourtant. C'est aussi l'intimité de la partager avec la Floune et personne d'autre au monde. Et puis la fulgurance des images, des sentiments, de la phrase. La naïveté euphorique du rapport au langage. Un roman d'une grande beauté, tous genres littéraires confondus.
Librairie des Signes - Compiègne, France
Marjorie Armstrong parle du roman GODPÈLE de Gabriel Marcoux-Chabot à l'émission Place Publique | ICI Radio-Canada Saguenay. On a aussi l’occasion d’entendre l’auteur en entrevue à propos de son projet remarquable.
Place publique, ICI Radio-Canada Saguenay
Voilà un livre d’une délicieuse étrangeté [...]
La Viduité
Dix ans après le succès de Tas-d’roches, celui qui fut jadis "Banane Rebelle" au temps des carrés rouges revient avec une œuvre inclassable : GODPÈLE. Émilie Perreault tend son micro à Gabriel Marcoux-Chabot pour discuter de cet ambitieux roman qui réinvente la langue et se permet toutes les audaces. Gabriel Marcoux-Chabot parle de son récit dystopique qui plonge le lectorat dans un Nord québécois futuriste, où une communauté de sculpteurs et de sculptrices sur neige tente de survivre.Pour l’auteur, le roman d’anticipation sert à identifier ce que nous voulons préserver. "À partir du moment où l’on peut se projeter dans un futur habitable, je pense que ça rend le présent plus habitable par ricochet", dit-il. Gabriel Marcoux-Chabot parle également de sa manière d’écrire "à l’oreille". Il explique qu’il cherche à retrouver une communion intime entre l’être humain et son environnement, où le mot devient la traduction immédiate d’une sensation plutôt que le respect d’un code.
Il restera toujours la culture | ICI Première
Gabriel Marcoux-Chabot repense entièrement la façon d’aborder la fin du monde, avec Godpèle. Un livre dont la langue, inventée par l’auteur au fil d’une longue démarche, raconte un peuple de survivants, fondé autour du simple instrument que se veut la pelle. L’histoire prend place autour des années 2100, dans un Québec envahi par les États-Unis, mais ce n’est là qu’une simple trame de fond, dans un récit qui célèbre bien plus la portée du langage qu’il ne décrit la guerre. Qui s’attarde à ce qui perdure, plutôt qu’à ce qui disparaît. 
Marc-Antoine Côté, Le Quotidien
Dix ans après le succès de Tas-d’roches, celui qui fut jadis "Banane Rebelle" au temps des carrés rouges revient avec une œuvre inclassable : GODPÈLE. Émilie Perreault tend son micro à Gabriel Marcoux-Chabot pour discuter de cet ambitieux roman qui réinvente la langue et se permet toutes les audaces. Gabriel Marcoux-Chabot parle de son récit dystopique qui plonge le lectorat dans un Nord québécois futuriste, où une communauté de sculpteurs et de sculptrices sur neige tente de survivre.Pour l’auteur, le roman d’anticipation sert à identifier ce que nous voulons préserver. "À partir du moment où l’on peut se projeter dans un futur habitable, je pense que ça rend le présent plus habitable par ricochet", dit-il. Gabriel Marcoux-Chabot parle également de sa manière d’écrire "à l’oreille". Il explique qu’il cherche à retrouver une communion intime entre l’être humain et son environnement, où le mot devient la traduction immédiate d’une sensation plutôt que le respect d’un code.
Emilie Perreault, Il restera toujours la culture, ICI Première
J’oserais même dire qu’à mon sens c’est peut-être une des plumes talentueuses les plus sous-exploitées du roman québécois actuel, peut-être à cause des délais entre ses publications. Reste que c’est vraiment une œuvre à découvrir, un de mes coups de cœur de la rentrée littéraire, à laquelle je souhaite un grand avenir.
L'écrivain Gabriel Robichaud, Il restera toujours la culture, ICI Première
Face à l’apocalypse, «ceux qui savent manier la pelle» ont migré vers le nord du Québec où le Loncrisse, cette entité mystérieuse, chamboulera leur existence. Des années plus tard, la Floune, première enfant des Godpèles, découvre dans l’écriture le chemin pour trouver un sens au miracle de sa naissance. Dans cette grotte où elle se cache des siens, elle remonte le fil des saisons et raconte dans son «use-mine» l’endurance et l’humilité de son peuple. Faisant écho aux littératures et aux modes de vie innus, Godpèle, par le biais d’une langue marquée par l’hiver, est la condamnation et la libération d’un peuple en quête d’une mémoire douloureuse. Un récit hybride qui porte fièrement la marque de La Peuplade!

Tous droits réservés, Éditions La Peuplade / Vie privée