En amont de la boucle du Doubs, où se trouve Besançon, se dresse la colline de Montfaucon, sur laquelle les seigneurs du lieu firent bâtir un château. Sous l’escarpement, des tunnels avaient été creusés et, dit-on, habités par le diable. Pendant la Seconde Guerre mondiale, trois enfants s’y terrent, échappés à la déportation. Un réseau animé par Mme Beugnot, une épicière au passé anarchiste, pourrait les faire passer en Suisse. Mais le sinistre officier SS Peter Pannus veille. Est-il la nouvelle incarnation du diable ? Mêlant les codes du roman fantastique et un réalisme historique documenté, Paul Kawczak propose un roman en forme de thriller engagé, écrit en mémoire des enfants victimes du nazisme. Une lecture passionnante.
L'Humanité
Avec LE BONHEUR, Paul Kawczak poursuit une entreprise littéraire singulière et rigoureuse qui s’épanouit dans les marges du spectaculaire et du convenu. Refusant les raccourcis de la narration linéaire ou les facilités du manichéisme, l’auteur construit une œuvre qui interroge, ébranle, dérange parfois, mais surtout, qui exige du lecteur un engagement actif. Dans un paysage littéraire souvent pressé de plaire ou de capitaliser sur l’élan d’un succès, Kawczak avance à contre-courant, préférant l’ombre féconde de la lenteur à la lumière éphémère de la médiatisation. Ce nouveau roman confirme ce que Ténèbre annonçait déjà : une voix littéraire d’une densité rare, à la fois élégante et incisive, capable de conjuguer beauté formelle et pensée critique. Il y a chez Kawczak une quête du sens qui ne sacrifie jamais la forme, une exigence qui refuse la tiédeur. Ses livres ne cherchent pas à flatter les attentes : ils creusent, grattent, mettent en lumière plis, refoulements, plaies et béances. Peut-être est-ce là, justement, que réside le vrai bonheur de lecture qu’offre Kawczak : dans cette capacité à faire résonner des vérités inconfortables, à travers des récits qui refusent la facilité. Loin d’un idéal naïf, Le bonheur évoque plutôt cette lucidité inquiétante, cette lumière vacillante qu’on trouve parfois au fond des ténèbres, pour peu qu’on ait le cran de s’y enfoncer. Écrire pour comprendre, lire pour résister — voilà l’invitation.
Philippe Fortin, Les Libraires
L’entrevue
Ce deuxième roman de Paul Kawczak est certes un livre sur la guerre, mais c’est aussi une réflexion aboutie sur l’art et la politique, remplie de brillants détours et replis. L’écriture tantôt méthodique, tantôt presque surnaturelle tant elle joue de couleurs et d’effets compose des tableaux inoubliables. Bouleversante, cette histoire de vie et de mort rend hommage à ceux — et surtout celles — qui ont livré bataille contre le fascisme.
L’Actualité
La critique
Au micro de Rose-Aimée Automne T. Morin, Paul Kawczak parle de ses nombreuses influences, notamment la pensée d’Aimé Césaire, dont les idées anticoloniales ont éclairé sa démarche pour parler de l’occupation nazie en France. L’auteur, mais également éditeur à La Peuplade, aborde les thèmes qui traversent son récit : le poids de la mort, la solidarité en temps de crise, le rôle de l’art, etc.
Point de repère, ICI Première
L’entrevue
Très attendu, le troisième ouvrage de Paul Kawczak confirme l’ambition de l’écrivain franco-québécois. Entre fable et mémoire, LE BONHEUR est un roman troublant, déroutant et profondément habité. [...] LE BONHEUR s’engage dans des voies tout aussi sinueuses. Ancré dans la période de l’Occupation, le roman se déroule surtout dans les environs de Besançon, ville natale de l’auteur. Et son titre résonne comme un défi, puisque bonheur semble un mot trop lisse pour une histoire qui explore les espaces où la mémoire et l’atrocité se rencontrent. [...]
Amélie Panneton, Nouveau Projet
La critique
Avec Le bonheur, Paul Kawczak confirme la singularité de sa voix romanesque, et offre un récit aux ramifications multiples, d’une beauté obscure et émouvante, à la lecture aussi passionnante qu’exigeante […] Chez Paul Kawczak, les horreurs causées par le fascisme et l’indicible beauté de la nature, décrite dans toute sa splendeur divine avec une plume frissonnante, existent dans une simultanéité douloureuse, quasi mystique. Intime et politique, tangible et intangible, bonheur et terreur sont entrelacés dans une énigme insoluble, belle et terrifiante, comme l’existence.
Iris Gagnon-Paradis, La Presse
La critique
Telles des fleurs qui illuminent les bords du sentier, le style de Paul Kawczak se pare de multiples couleurs, de la simple évocation de faits aux envolées les plus lyriques, vous n'êtes pas à l'abri de tomber sur une phrase qui vous foudroie par sa perfection au détour d'un virage. S'emparant de la Grande Histoire, il nous fait évoluer de la fin du XIXe siècle aux Trente Glorieuses en passant rapidement par la Grande Guerre et en s'arrêtant beaucoup plus longuement près de Besançon en 1942 et 1943. Des enfants juifs, une grotte sous un château médiéval, des résistants, un SS qui ne lâche rien. Plonger dans ce roman où s'exprime un génie littéraire indéniable est une expérience assez dingue. À une grande exactitude historique se mêlent un sens du romanesque aigu, un humour subtil et une fantaisie étonnante dans la construction. S'ajoute une pointe de réalisme magique qui sublime le tout.
Aurélie Barlet
1942, trois enfants se cachent dans une grotte sous les ruines du château de Montfaucon, un officier nazi squelettique et sans visage est à leur recherche. Une étrange lumière verte comme de l’absinthe l’entoure, ainsi que les enfants. En partant de la construction du château de Montfaucon au XIe siècle, Paul Kawczak nous transporte dans les méandres de l’histoire, et plus particulièrement de la seconde guerre mondiale. Le fantastique se mélange avec le réalisme cru de la déportation des enfants juifs, décrit de manière comptable, pointilleuse, basé sur des documents historiques traitant du comportement du gouvernement pétainiste de Vichy. Au fur et à mesure des chapitres, écrit parfois comme des guides historiques, les personnages se découvrent avec leurs démons, certains lieux s’illuminent comme des refuges quand d’autres deviennent des chambres de tortures. En ces temps où nos démocraties font des courbettes face à des idées nauséabondes que l’on croyait disparues dans les camps de la mort, ce roman ravive la mémoire du traitement inhumain fait à des enfants en raison de leurs ethnies ou de leurs religions. Livre exigeant d’une écriture détaillée, livre indispensable de mémoire, mais accompagné d’une magie qui le rend inoubliable. Ce chef d’œuvre donne les clés d’un bonheur en étant assis sur un banc une bière à la main.
Didier Devillaz
[...] c'est un texte qui agresse, qui assaille, qui envahit alors qu’il est lui-même agressé, assailli et envahi. Il use du romanesque pour semer et cueillir, dans la métaphore de la grotte où les enfants perdus ont le choix entre le diable et sa figure, où les enfants font naître des amis imaginaires pour survivre aux visions de l’horreur. Puis il nous arrête dans cet élan qui est à la fois de l’empathie et de la dopamine de la lecture, et alors que va-t-il leur arriver. Là Paul qui pourtant suit des cours sillons ou bras de rivières pour amener ses héros et ses lecteurs dans la fièvre des mots qui révèlent eh bien là il décide de sortir du roman, il tape des lignes de faits. Tu as envie de vomir ou de t’arracher le crâne en lisant ces dizaines de pages sur les trains pour les camps, le nombre, les chaînes de nombre et ces enfants… tu peux choisir de le refermer ou de continuer. J’ai continue car j’ai pensé que c’était nécessaire. Un livre sur la guerre, sur la Shoah ne peut faire l’économie du réel et n’être qu’une illusion romanesque. Il dit oui je peux finir cette histoire, je peux vous raconter la fin où un train est percuté par deux avions qui s’embrassent mais je peux aussi revenir à Wilhem Reich et Boltanski Je peux terminer par un poème et sur une théorie des démons qu’on nourrit à l’intérieur de la boîte Je peux vous donner un désir celui de comprendre que l’art n’est pas au service de l’ego C’est un livre courageux bon sang ! Et vous êtes La Peuplade une sacrée maison." Alors bien sûr, deux coups de cœurs (plus celui de l'incroyable Aurélie Barlet, que j'ai posté il y a quelques jours, et qui est aussi un de nos "porte-bonheur"), ça ne fait pas un succès, mais on espère que ces quelques avis motiveront une flopée d'autres lecteurs à se lancer dans ce texte ambitieux et fascinant.
Cyrille Falisse, Librairie Papiers Collés de Draguignan
Parce que c'est le week-end, prendre le temps d'enfin lire un génie littéraire absolument étonnant, comme une expérience multisensorielle et historiquement documentée, avec un romanesque fin et pointu, une construction secouant les attentes et, bien sûr, un fin, très très fin humour, entre les lignes. Indéniable talent pour faire de l'écriture une sorte de magie fantaisiste et acérée, donc révélatrice par son acuité ! Et, en bonus, on le lit, happé.e.s, on ne voit pas le temps passer, malgré le propos, le rappel, le devoir de mémoire ainsi accompli, avec un certain sourire. Vivement, vivement la rentrée littéraire qui vient !
Margot Bonvallet
[…] à la surface des ruines de Montfaucon, des visages, des silhouettes s’organisent pour sauver ses enfants qui sont ceux de toutes et tous, et ceux d’un monde qui n’en finit pas de dépecer une innocence qu’il n’a jamais eu. Mais ce serait trop simple de ne vous présenter le livre qu’à travers cette lucarne-là, car dans ce gros œuvre précis, rigoureux et tentaculaire qu’est Le Bonheur se précipite aussi, comme la foudre se rapprochant pile au moment où vous avez cessé de compter la distance qui vous séparait d’elle, toute une somme d’histoires des lieux, des gens, une somme de symptômes, de soubresauts, d’impunités et d’odieux, de vérités multiples et d’adieux contagieux. Et quand le roman prend par instants des allures de balade touristique, c’est pour mieux nous disposer à recevoir cette vague de faits - horreurs chiffrées, car les bons comptes fondent les bons récits - des faits qu’il faut répéter, déposer, pour ne pas oublier que l’abîme n’est jamais très loin du fleuve tranquille. Quand à comment ressortir de ces pages exploratoires, littéraires et politiques…
Typhaine Marc
Quiconque a lu « Tenèbre » sait à quel point Paul Kawczak est un écrivain singulier et donc précieux dans notre paysage littéraire ô combien formaté. Nouvel apôtre des littératures de genre, il s’est fait une spécialité de napper ses reconstitutions historiques d’une fine couche de fantastique pour mieux saisir les traumas du XXe siècle. Après la colonisation du Congo Belge, nous voilà plongés au cœur de la Seconde Guerre mondiale. Automne 1942, trois enfants juifs vivent reclus dans les ruines du Château de Montfaucon près de Besançon. À la surface, un officier nazi sans visage les traque sans relâche, persuadé qu’ils portent en eux un pouvoir capable de faire basculer la Guerre. Un roman virtuose qui use de tous les ressorts de la fiction pour dire l’horreur de la déportation.
Magazine Technikart
Automne 1942, près de Besançon, Jacquot, Pinou et Suzanne se cachent sous les ruines du château de Montfaucon, dans une grotte où résiderait le Diable. À la surface, un officier nazi sans visage, le SS-Sturmbannführer Peter Pannus, les traque comme le ferait une bête sauvage, rôdant autour du château et de la petite épicerie de madame Beugnot. Il sera dit, plus tard, que cet homme glaçant au passé mystérieux soupçonnait ces enfants de posséder d’immenses pouvoirs. Des pouvoirs qui auraient pu changer le cours de la guerre. Aucun élément certain n’étaye ces rumeurs, bien sûr. Mais comment expliquer cette étrange lumière verte, que plusieurs témoins ont rapporté avoir vu s’échapper du monstre et de ses victimes?. Poursuivant son exploration de l’Histoire dans le style du réalisme magique, Paul Kawczak revisite ici la période de l’Occupation. Littéraire et politique, Le bonheur fait d’une aventure palpitante une réflexion sur la solidarité, l’art et la démocratie. Un hommage aux enfants sacrifiés sur l’autel du fascisme, ainsi qu’aux femmes qui les ont protégés.
Librairie L'Alphabet
Poursuivant sa brillante exploration de l’Histoire dans le style du réalisme magique, l’écrivain montréalais Paul Kawczak revisite la période de l’Occupation en France dans son nouveau roman, Le Bonheur. L’auteur y raconte une aventure palpitante près de Besançon, rendant hommage aux enfants qui ont été sacrifiés au nom du fascisme et du nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale.
Journal de Montréal, Marie-France Bornais
L’entrevue
C'EST LE LIVRE DE LA RENTRÉE […] Paul Kawczak utilise son immense talent romanesque pour créer ce roman à mi-chemin entre le roman historique et, l’essai philosophique et la fable fantastique.
Katerine Verebely, Tout un matin, Ici Première
La critique
Il était fort attendu ce nouveau roman de Paul Kawczak. À peine sorti, il est déjà sur toutes les lèvres. Après l’immense succès de Ténèbre, qui a récolté de nombreux prix en France comme au Québec, le Montréalais d’adoption propose à ses lecteurs de visiter la période de l’Occupation… Mais toujours avec le même «réalisme magique» qui teintait son précédent ouvrage. Entre littérature et politique, il offre cette fois-ci "une aventure palpitante", accompagnée d’une réflexion sur la solidarité, l’art et la démocratie.
Léa Harvey, Le Soleil
La critique
LE BONHEUR EST MONUMENTAL | […] Fable ou conte, qu’importe, Paul Kawczak, avec force et intelligence, brise les résistances, démontre avec ironie, facétie, cruauté, la bêtise de ce régime, d’un régime, de la perte de liberté de penser quand l’enclume totalitaire s’abat impitoyablement sur l’humanité. Et de la force de celle-ci quand elle conjugue courage et solidarité. À méditer en ce XXIe siècle. Au fil des pages, des digressions, des emportements, de passages que vous adorerez haïr et d’autres qui vous combleront, Le Bonheur, énigmatique titre, se permet tout. Mais toujours dans différentes formes narratives, dans les nombreuses histoires ici racontées, dans chacun des personnages rencontrés, avec le souci du sens. Qu’importe la forme pourvu que le sens soit intelligible, pertinent. C’est de la littérature totale, de celle qui engage fortement le lecteur secoué par le texte, bouleversé par le propos, étonné par la construction, désabusé parfois, rendant les armes aussi devant une telle déferlante, mais reprenant toujours, absolument persuadé d’avoir, en ses mains, un grand texte. Ne pas en dire plus. Lire comme un acte de résistance.
Page des libraires, Jean-Baptiste Hamelin - Librairie Le Carnet à spirales, Charlieu
La critique
Après Ténèbre, Paul Kawczak poursuit son exploration de l’Histoire avec la puissance romanesque et la maitrise de la langue qui le caractérisent. Un livre intense et marquant à la croisée des genres et un auteur au talent certain!
FNAC
C'est le livre que j'avais le plus hâte de lire cet été. "Le bonheur", deuxième roman de Paul Kawczak, qui m'avait déjà renversée avec "Ténèbre" il y a quelques années. Trois enfants cachés dans une grotte sous un château, à l'abri de la fureur des humains. Une réflexion sur le Bien et le Mal, la Solidarité surtout. Un ouvrage qui se situerait entre l'essai philosophico-historique et le classique d'épouvante du XIXe. C'est tellement brillantissime, inclassable, je prédis à Paul une pluie de prix littéraires.
Catherine Pépin, animatrice sur ICI Première
[…] Un sujet lourd, troublant, mais une histoire où on touche par moments au bonheur. "On le cherche. Comme dans la vie. On a une intuition de savoir ce que c’est", philosophe l’auteur en entrevue. Tout comme dans Ténèbre, on se laisse porter par le récit qui mélange réalisme et magie. On fait confiance à l’auteur qui s’assure d’un atterrissage où tous nos questionnements sont répondus.
Carolyne Labrie, Le Quotidien/La Presse (Les Coops de l'information)
L’entrevue
[…] ce roman ravive la mémoire du traitement inhumain fait à des enfants en raison de leurs ethnies ou de leurs religions. Livre exigeant d’une écriture détaillée, livre indispensable de mémoire, mais accompagné d’une magie qui le rend inoubliable, il donne les clés d’un bonheur en étant assis sur un banc une bière à la main.
Librairie des Pertuis
Paul Kawczak, orfèvre des mots, renoue heureusement avec le réalisme magique de Ténèbres dans son nouveau roman, qui raconte une histoire de résistance dans les environs de Besançon, ville dont l’auteur est originaire. On apprend à connaître un trio d’enfants dissimulés dans la pièce secrète d’un château en ruines, les braves résistants qui assurent leur survie, ainsi qu’un sinistre officier SS squelettique aux pouvoirs quasi surnaturels. La pilule de l’horreur nazie s’avale avec aisance sous les mots de l’auteur, ça ne ressemble à rien, c’est parfaitement enchanteur et je me suis souvent arrêté net devant une multitude de phrases particulièrement bien ciselées. Je n’ai pas lu beaucoup de livres de la rentrée jusqu’ici, mais celui-là est particulièrement fort.
Pierre-Alexandre Buisson
L’intrigue tourne autour du château de Montfaucon en 1942. On y suit un trio d’enfants qui se cache sous les grottes du château pour échapper à un sinistre officier SS qui compte tout faire pour mettre la main sur eux, car les enfants en question seraient doués de pouvoirs qui pourraient changer le cours de la guerre. Mélangeant Histoire et réalisme magique, le roman très politique de Paul Kawczak surprend par sa virtuosité formelle et par l’émotion qu’il dégage, tout en rendant hommage à toutes les vies sacrifiées à cause du nazisme.
Babelio
Roman exigeant et changeant, ce livre surprend avec ses trois parties dont la forme et le fond divergent radicalement. Ce qui est certain, c’est que ça fourmille d’idées incongrues, de trouvailles stylistiques, que c’est souvent bouleversant et quelques fois étrangement drôle. Mais qui a dit que les voyages aux enfers devaient être amusants?
Thomas DB, librairie Gallimard, Montréal
Paul Kawczak tire un roman historique et géographique magistral. Il déploie le tableau d’une région sous la guerre, écrit avec une précision empathique et sensorielle les vies minuscules que deux conflits mondiaux rendent immenses de tragédie ou d’héroïsme. Il s’autorise, avec une liberté qui ne fait jamais offense à la réalité historique, des digressions, des écarts temporels ou biographiques, des incursions au cœur de la subjectivité enfantine... Parfois, creusant toujours plus profondément, sa plume rencontre une mine de faits historiques qu’elle ne dédaigne pas de restituer intégralement, l’aridité factuelle côtoyant alors le plus grand vertige. D’autres fois, c’est le registre fantastique qui sera le plus propice à explorer les racines du mal et à montrer le face-à-face de l’enfance avec la folie génocidaire. Comme une torche dont la lumière révèle progressivement les parois d’une grotte, le roman de Paul Kawczak éclaire les ombres et détails d’un paysage humain comptant autant de déformations monstrueuses que de traces d’or pur.
Librairie Albertine (Concarneau)
Cachés dans une grotte, des enfants, des résistants. Autour d’eux un squelette vivant, des animaux doués de raison et d’étranges lumières. L’Occupation et sa cohorte de violences se déploient dans ce récit foisonnant et allégorique aux croisement des cercles de l’enfer et de la “Nuit du chasseur”. Un roman total, inspiré par le réalisme magique où se révèlent avec noirceur les terreurs de l’enfance!
Librairie Compagnie, Paris
Faux roman historique, alternant avec brio entre fiction et documentaire, "le bonheur" vous emmène au fond d'une grotte, en pleine Seconde Guerre mondiale, aux côtés de trois enfants traqués par un officier nazi. Précis historiquement (des recensions de déportations jour par jour bouleversantes), captivant du point de vue la narration, et étonnant sur une deuxième partie documentaire absolument GÉNIALE, on s'incline devant ce qui semble être un grand roman.
Librairie La Vie immédiate, Charenton-le-Pont, France
Le roman LE BONHEUR de Paul Kawczak est mis en lumière dans la revue Les Libraires de ce mois-ci: «Incantation en clair-obscur, sfumato moral, conte hanté où l’Histoire se déforme sous les lueurs d’un fantastique inquiet, le deuxième roman de l’auteur de Ténèbre n’a rien à envier au charme vénéneux du premier, qui avait fait sa renommée. Dans les décombres d’un château rongé par le temps, trois enfants se terrent, traqués par Peter Pannus — spectre militaire, figure de l’effroi pur, silhouette sans visage rôdant comme une malédiction. Ode à l’enfance sacrifiée sur l’autel des violences collectives bardée d’une tension aux proportions mythologiques, Le bonheur réinvente l’Occupation à la manière d’un théâtre d’ombres où l’art et la beauté semblent les seuls remparts contre l’inhumain. Un livre qui confirme l’indéniable talent de cet auteur qui n’en est probablement pas à ses dernières prouesses.
Philippe Fortin, revue Les Libraires
Le bonheur est un livre dont je sors à la fois ému et enthousiaste, moralement troublé et intellectuellement surexcité, ébaubi, c’est le mot, par ses 384 pages d’intelligence pure, d’infinie tendresse et de totale liberté. Je ne dis rien de l’histoire, il existe des résumés un peu partout et aucun ne peut donner la pleine mesure de ce roman d’une précision historique terrifiante, quoique fantaisiste à sa façon, à la fois captivant et déroutant, follement libre et totalement engagé, sombre et lumineux, bouleversant d’humanité. On y retrouve de très petites choses, de très grandes choses et des changements d’échelle déconcertants, comme si, après avoir assisté à l’effondrement d’un glacier ou à l’écrasement d’un météore, on prenait le temps d’admirer le vol d’une hirondelle ou de respirer le parfum d’une tarte aux pommes, savourant un instant de bonheur dans les replis écrasants du monde. Il y a la guerre, il y a la tendresse, il y a l’horreur et la solidarité, la méchanceté et la candeur. Il y a des chiens. Des vaches aussi. Un lapin. Des onomatopées. Besançon et ses environs. Des paysages aimés. Une grotte. Un château. Des trains et des avions. Des enfants. Des démons, des dates et des nombres. C’est beau et terrible à la fois. Il y a tant à dire et je ne sais pas par où commencer. Je sors à peine du livre et je me retrouve là, subjugué, submergé, débordé de tous côtés par une œuvre que j’aime et qui me dépasse, avec un seul désir clair, celui d’y retourner, de m’y replonger, pas tout de suite, mais bientôt, parce que j’en ai envie, parce qu’il le faut.
Gabriel Marcoux-Chabot, écrivain et enseignant
Plonger dans ce roman dans lequel s’exprime un génie littéraire indéniable est une expérience assez dingue. À une grande exactitude historique se mêlent un sens du romanesque aigu, un humour subtil et une fantaisie étonnante dans la construction. S’ajoute une pointe de réalisme magique qui sublime le tout. Bref, j’ai adoré être désarçonnée et bousculée. J’ai ressenti ce texte comme un vrai cadeau pour les grands lecteurs, ceux qui sont prêts à se perdre dans un roman avec la seule certitude qu’ils en ressortiront un peu différents et enrichis de ce que l’auteur leur aura offert.
Aurélie, Aires Libres
La critique
[…] Déjà auteur du remarquable "Ténèbre", roman d'aventure d'une puissance inouïe, charnel et hypnotique, qui explorait la violence coloniale, Paul Kawczak s'emploie à revisiter la noire période de l'Occupation. Oscillant entre la véracité historique la plus factuelle et un réalisme magique déroutant, sa langue unique se fait phosphorescente de poésie au contact de la noirceur la plus absolue. […] Roman éminemment politique à l'aune des jours qui sont les nôtres, "Le bonheur" est un roman prodigieux, sensoriel et déchirant. Un grand texte, tout entier de littérature (tant on est emporté à travers les digressions, les dérivations stylistiques et narratives, sans jamais perdre le fil, ni du sens, ni du récit), d'intelligence et d'imagination. Un texte comme on en lit peu, qui vous saisit complètement, parfois de stupeur, d'effroi, et d'horreur, souvent de tendresse, d'humour et d'espoir. Un hommage, enfin et surtout, à l'enfance immolée sur l'autel de la barbarie et du fascisme. Aux enfants des holocaustes, là, ou ailleurs, aux enfants emportés par les bombes, le feu ou les ruines, et aux femmes qui donnèrent et donnent toujours leurs vies pour les sauver.
Librairie de l'Angle Rouge - Douarnenez, France
Je regarde les autres titres sur cette pile de livres lus — et dire que je ne parle pas ici du génie de Paul Kawczak et de son livre Le bonheur, qui aura un chemin étincelant cet automne [...].
Dominique Lemieux, Les Libraires
La critique
Déchirant, documenté, aventureux, Le Bonheur, ici, n'est pas loin de l'inconscience, celle qu'il faut pour se frotter à l'horreur. Après Ténèbre, qu'on avait tant aimé, Paul Kawczak pose une nouvelle stèle majeure de narration et de mémoire.
Librairie la marge, France
Le relief jurassien est un jeu de plissements au cœur duquel les rivières glaciaires ont creusé, ça et là, culées, grottes et cluses. Un coin de plis et de temps long. Pourtant, la traque qui forme la trame centrale de ce brillant roman ne dure que quelques semaines ; quelques semaines en 1942 à l’aplomb du Doubs et de Besançon, sous les ruines du donjon de Montfaucon ; quelques semaines durant lesquelles l’abjection avalisée, aidée et perpétrée par nazis et État français, entraîne la déportation et le massacre. Il est donc question de monstre, de cache, de courage et d’aura aussi verte que inquiétante. Et c’est alors toute la puissance de ce texte, de parvenir à rendre compte du cauchemar par le biais historique et fantasmagorique. C’est en jouant du symbole de la caverne comme lieu des ombres, en qui heurs ou peurs se jouent de la réalité, que Paul Kawczak engage un pacte romanesque d’un nouveau genre - genre déjà à l'œuvre dans TÉNÈBRE son précédent roman. En effet, l’objet n’est plus de proposer un énième roman historique sur la période la plus traitée de l’histoire de la littérature, non, il s’agit d’y mêler de la psyché, du sensoriel et de l’Idée. Ainsi, sans se départir du plaisir de l’intrigue, il convient aussi d’en tirer ses fils, de l’amener au-delà de la narration attendue par le biais tant de la rupture que de l'imagination. Et le pari est réussi!
Librairie Chroniques à Cachan, France
Automne 1942. Près de Besançon, trois enfants se cachent sous les ruines d’un château. A la surface, Peter Pannus, gueule cassée de la guerre de 14 et officier SS, les traque. Du monde clos de ces trois enfants et de la fureur exterminatrice en cours, Paul Kawczak tire un roman historique et géographique magistral. Il déploie le tableau d’une région sous la guerre, écrit avec une précision empathique et sensorielle les vies minuscules que deux conflits mondiaux rendent immenses de tragédie ou d’héroïsme. Il s’autorise, avec une liberté qui ne fait jamais offense à la réalité historique, des digressions, des écarts temporels ou biographiques, des incursions au cœur de la subjectivité enfantine... Parfois, creusant toujours plus profondément, sa plume rencontre une mine de faits historiques qu’elle ne dédaigne pas de restituer intégralement, l’aridité factuelle côtoyant alors le plus grand vertige. Ailleurs, c’est le registre fantastique qui sera le plus propice à explorer les racines du mal et à montrer le face-à-face de l’enfance avec la folie génocidaire. Comme une torche dont la lumière révèle progressivement les parois d’une grotte, le roman de Paul Kawczak éclaire les ombres et détails d’un paysage humain comptant autant de déformations monstrueuses que de traces d’or pur.
Librairie Albertine, France
Intelligent, recherché, touchant, troublant, le récit nous amène à ressentir toutes les émotions. Une sortie littéraire qui fera certainement beaucoup parler dans un contexte sociopolitique qui n’est pas sans rappeler la Deuxième Guerre mondiale et ses atrocités.
Page par page
La critique
Paul Kawczak écrit comme il respire, avec aisance et abondance, certainement aussi par nécessité, d'expulser un cri d'effroi, de colère, de douleur, de dire la fascination et l'émerveillement aussi. LE BONHEUR condense tout cela, et parle, derrière l'habileté littéraire et la voltige narrative, du présent que l'on ne voudrait pas voir, de nos crimes en train de se faire, de femmes, d'hommes et d'enfants qui continuent de périr sous les bombes aujourd'hui, tranchés en deux, carbonisés. Le Bonheur est comme un conte pour adulte qui met en présence tendance de vie et tendance de mort, deux pôles rendus à leur forme élémentaire pour les distinguer nettement, et distille, comme de petits cailloux précieux cachés sous la langue du conteur à destination de celles et ceux qui voudront bien comprendre, des morceaux de magie, de camaraderie, de joie et d'espoir, tenus ensemble par un nœud de détermination franche face à l'expression du fascisme.
Librairie Myriagone, Angers
La critique
Je prédis un grand rayonnement! Je vous suggère d'aller vous faire secouer par cette fresque épique et saisissante: LE BONHEUR de Paul Kawczak!
Ariane Cipriani, émission "15-18" sur ICI Première
La critique
Le roman dont je rendrais la lecture obligatoire, cette année, c’est : Le bonheur (La Peuplade). Dans Ténèbre, Paul Kawczak nous entraînait dans l’épopée d’un géomètre belge qui devait cartographier l’Afrique. Il nous plonge cette fois en pleine Seconde Guerre mondiale, sous les ruines d’un château français où se cachent trois enfants. La première partie de l’ouvrage est un conte. On y trouve des héros et des héroïnes qui volent au secours des petits. Et il y a les autres, bien plus nombreux, qui ne font rien pour aider les nombreuses victimes du fascisme. Kawczak écrit à cet effet : « Il suffisait de laisser mourir. »La seconde partie du livre se rapproche d’ailleurs de l’essai philosophique sur la vie, la mort, puis le sens de notre étrange passage sur terre. Utile, tout ça.
Rose-Aimée Automne T. Morin, La Presse
La critique
Faux roman historique, alternant avec brio entre fiction et documentaire, LE BONHEUR vous emmène au fond d'une grotte, en pleine Seconde Guerre mondiale, aux côtés de trois enfants traqués par un officier nazi. Précis historiquement (des recensions de déportations jour par jour bouleversantes), captivant du point de vue la narration, et étonnant sur une deuxième partie documentaire absolument GÉNIALE, on s'incline devant ce qui semble être un grand roman.
Librairie La Vie immédiate, Charenton-le-Pont, France
1942, Besançon. Cachons-nous avec Jacquot, Pinou et Suzanne. Ces enfants innocents, obligés de se terrer sous une montagne pour échapper au diabolique Sturmbannführer Peter Pannus, n'ont que leur sensibilité pour échapper au pire, l'amour de leurs chiens et la complicité de quelques résistantes. Leur douceur, leur candeur, sont sans doute des armes bien plus puissantes que les objets pétaradants des grands.
Librairie La Marge, France
La critique
Attention bombe littéraire, roman inclassable. Après le fabuleux Ténèbre, où l'auteur révélait la noirceur de l'âme humaine en reprenant les codes des grands romans d'aventures, découvrez Le Bonheur, le nouveau livre de Paul Kawczak. Tenant à la fois du livre historique très documenté, du roman politique et du conte, ce livre à l'imaginaire foisonnant utilise le réalisme magique pour mieux traiter son sujet. Des enfants cachés dans une grotte aux alentours de Besançon sont pris en chasse par un démon nazi, persuadé que ce sont des êtres "particuliers", dotés d'étranges pouvoirs. Des résistants courageux vont tenter coûte que coûte de protéger les petits. Paul Kawczak réussit l'exercice plus que délicat d'écrire sur l'horreur de la Seconde Guerre mondiale. Il signe un roman exigeant qui réunit toutes les qualités d'un grand livre.
Librairie La Fleur qui pousse à l'intérieur
Voici la perle noire extraordinaire de la rentrée. Imaginez Anatole France qui aurait écrit le Labyrinthe de Pan. Dans un style magnifique émaillé de réalisme magique, Paul Kawczak nous offre un livre érudit, étrange, philosophique et sensible, exceptionnel dans sa construction. L’histoire de ces enfants dans la tourmente des déportations de Vichy et de l’obscurantisme mystique du régime nazi se lit comme un rêve halluciné et hallucinant. À dévorer de toute urgence!
Librairie La Grande Évasion
Coup de coeur pour ce roman de la rentrée littéraire "Le Bonheur" de Paul Kawczak. Un roman à la fois historique et politique, qui revisite la période de l'Occupation. Où il est question de 3 enfants cachés dans une grotte sous les ruines d'un château, poursuivis par un SS au visage défiguré. Et malgré toute l'adversité du monde, ces enfants sont protégés par des femmes résistantes au courage exceptionnel. Un livre profondément humaniste.
Librairie L'îlot Pages Malakoff
L'un des très grands romans de cette rentrée littéraire! On y suit trois enfants cachés dans une grotte, traqués par un officier allemand en pleine Seconde Guerre mondiale. Un cadre a priori classique mais l'auteur se démarque et nous embarque dans une épopée presque magique. Parfois documentaire, parfois fiction, toujours pertinent et captivant, le texte joue brillamment avec les codes du roman historique. Foisonnant mais précis, c'est un coup de cœur de toute l'équipe.
Librairie La Vie immédiate
Un des livres qui m'a le plus étonnée en cette rentrée littéraire, c’est le livre de Paul Kawczak, Le Bonheur. C’est un livre sur l’espoir, sur la lutte, sur le combat. Où est-ce qu’on peut trouver un avenir dans des périodes aussi sombres.
La Grande Librairie | Aliénor Mauvignier, Librairie Comment dire
Ma claque de cette rentrée. Un roman virtuose en termes de style. Un roman inclassable, très brillant pour un lectorat exigeant.
Mathieu Houdant, Librairie Thuard | Émission «Le rendez-vous des libraires en Sarthe» sur ici Maine
Nous sommes donc ballottés entre récit de dénonciation de la barbarie nazie accolée aux horreurs de la police française de Pétain et un conte moderne débouchant sur une palpitante réflexion sur la solidarité, l'art et la démocratie. Quant aux adultes du livre, Marceline Besançon, Georget Breugnot, Géraldine Froidevaux (la dame au vieux bouledogue), Marie Louison, née Beugnot, les agriculteurs Martin et Louise Gros, cachant Félicien Louison, ou François Girardin, pour ne citer qu'eux, ils éclairent par leur humanité cet hommage aux enfants sacrifiés sur l'autel du fascisme ainsi qu'aux belles âmes les ayant protégés.
Jean-Rémi Barland, La Provence
On parle rarement de poésie, et encore moins de poésie autochtone. Pourtant, certaines voix s’imposent avec force et authenticité, comme celle de l’autrice innue Marie-Andrée Gill. Après Chauffer le dehors, marqué par la douleur d’une rupture, elle signe ici un quatrième recueil empreint d’acceptation et de gratitude. Observant l’ordinaire et l’extraordinaire du quotidien, la poète appelle à ralentir, à habiter le monde sans jugement, à tendre le regard vers l’autre. Un ouvrage lumineux.
Magazine Performance
La critique
L’auteur de Ténèbre poursuit avec ce deuxième roman son exploration de l’Histoire sur laquelle il saupoudre une touche de réalisme magique. Il revisite cette fois-ci la période de l’Occupation, en France. Près de Besançon, trois enfants se cachent sous les ruines d’un château alors qu’un officier nazi les traque comme des bêtes, convaincu qu’ils possèdent des pouvoirs capables de changer le cours de la guerre. Une réflexion sur la solidarité qui a séduit la critique.
La Presse, Laila Maalouf
La critique
[...]Roman monde. Roman monstre. Paul Kawczak est enfin de retour portant très haut la puissance fictionnelle, métatextuelle, poursuivant sa revisite des heures sombres de l'Histoire. Lucas S - Ici Librairie (Paris)
Après le puissant Ténèbre, Paul Kawczak nous offre de nouvelles pages somptueuses et fantasmagoriques sur un fait historique datant de la Seconde Guerre mondiale : la traque de trois enfants juifs cachés dans une grotte près de Besançon par un nazi sans visage leur prêtant des pouvoirs surnaturels. Gaëlle - Les Caractères (Paris)
[...] Parfois documentaire, parfois fiction, toujours pertinent et captivant, le texte jour brillamment avec les codes du roman historique. Foisonnant mais précis, c'est un coup de cœur de toute l'équipe! La Vie immédiate - Charenton le pont