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Le compte est bon

Louis-Daniel Godin

Roman

Les enfants naissent dans les choux, on peut acheter des choux à l’épicerie, on peut acheter des enfants.

 

L’enfant arrive dans sa famille à l’âge de cinq jours. Très jeune, amour et argent le taraudent. A-t-on une dette envers quelqu’un lorsqu’on a été adopté? Il ne cesse dès lors de compter de manière obsessive les pertes et les gains : un chocolat chapardé, un billet de vingt dollars confisqué, le lot d’un jeu télévisé, des cadeaux à sa mère comme des actes manqués. Mais comment y trouver son compte? Comment compter jusqu’à soi quand un écart, une brèche, un trou, apparaît entre les souvenirs de l’enfance et ce qui fut vraiment, entre son milieu social et ses nouvelles passions? Comment combler ce trou que représentent les cinq premiers jours de la vie où l’on flottait entre deux noms?

 

Impitoyablement observateur, pince-sans-rire parfois et toujours émouvant, Le compte est bon est un puits de style vivant. Louis-Daniel Godin conte en comptant, saute de chiffre en chiffre, de lettre en lettre, afin de mettre le compteur à zéro, de dire l’idée d’écrire un livre pour être quitte avec la vie, un livre sur l’impossibilité de devenir soi.

 

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Parution: 16 août 2023
272 pages, 978-2-925141-70-9, 26,95$| 20 €

Échos de la presse Le compte est bon

Son premier roman, Le compte est bon, est un jeu littéraire surprenant. Audacieux, surtout, puisque Louis-Daniel Godin exige du lecteur qu’il se laisse transporter sans repères dans des scènes tirées de sa mythologie familiale, et absorber dans des souvenirs épars qui sont ensuite déroulés, décortiqués puis ressassés jusqu’à épuisement avant d’être finalement mis en doute.
Laila Maalouf, La Presse
Le compte est bon, qui s’annonce joyeusement désarmant, tant par son oralité et son rythme, emprunté à Hervé Guibert, que par les réflexions sur l’argent et sur l’amour [...].
Manon Dumais, Le Devoir
C’est donc à partir de ses souvenirs que l’auteur a brodé la trame autofictive de Le compte est bon, dans laquelle il explore la construction identitaire d’un garçon adopté par sa famille à l’âge de cinq jours, à jamais débiteur d’une dette envers ses parents adoptifs. Très jeune, l’enfant compte les pertes et les gains, se fait petit, doux et obéissant pour exprimer sa reconnaissance, jongle avec la culpabilité, le désir de plaire, le sentiment de ne jamais en faire assez.
Anne-Frédérique Hébert-Dolbec, Le Devoir
La dernière fois que j'ai été en contact avec un style aussi original en littérature québécoise c'est quand je lisais Catherine Lemieux, Marie-Pier Lafontaine, Hervé Bouchard et Benoît Côté. C'est un texte tout en enroulement qui se prend par plusieurs bouts et qui s'incruste. Il parle des trous qui nous creusent et que nous comblons en les enfouissant dans le sol meuble de nos revers que nous envisagions comme des victoires.. C'est assez inouï ce que l'auteur est parvenu à composer en terme de rythme et de raison fuyante. Le jeune narrateur, adopté cinq jours après sa naissance, est perturbé par l'imprécision chronique du monde des adultes et s'enfarge dans toutes les incohérences inventées et/ou perçues de son univers trouble où règne l'arbitraire des chiffres. Louis-Daniel Godin déploie le trope d'une culpabilité quasi ludique nanti d'un dispositif de répétitions tout en rotondité qui réaffirme la difficulté de trouver un sens général au monde et qui commande la subjectivité du signifiant. Je suis soufflé devant tant d'adresse.
Olivier Boisvert, Librairie Gallimard Montréal
Adopté à cinq jours de vie, un enfant nommé Louis-Daniel cherche à régler ses comptes avec ce qu'il conceptualise comme une dette envers ceux et celles qui ont concouru au cours des choses telles qu'il les connaît, voire envers la vie elle-même et ses multiples soubresauts aussi indéchiffrables, fortuits et prodigieux qu'aléatoires. Enfilade d'anecdotes dont le potentiel de signifiance est proportionnel à l'importance qu'on daigne leur accorder, voici un livre particulièrement hors du commun, à la fois décompte monomaniaque, hommage sensible à la famille, délire comptable, jeu de chasse à la phrase, pouponnière à souvenirs et mémorial de l'enfance. Un premier roman au souffle impressionnant, au rythme effervescent, à l'humour ahurissant, bref : un feu roulant qui vous laissera béat d'admiration!
Philippe Fortin, Librairie Marie-Laura
Mais quelle langue ! Quelle langue qui dit si bien l'enfance et ses marottes, l'enfance et son implacable logique qui se cogne à un monde adulte plein de petits arrangements. TOUCHANT, DRÔLE, INVENTIF, TERRIBLEMENT INVENTIF!
Librairie, Le Monte-en-l'air, Paris, France
«C'est vraiment l'écriture automatique qui m'a permis de laisser les souvenirs se dérouler.»
Il restera toujours la culture, ICI Première, Radio-Canada
«[...] dans le rythme, j'essayais de trouver quelque chose qui rappelait l'association libre [...] et quand on fait ça, on plonge dans l'intimité.»
Amélie Boivin Hanfield, Samedi de lire
LE COMPTE EST BON de Louis-Daniel Godin est un ouvrage qui mérite votre attention. Amoureux et amoureuses du style libre, de l'engagement intime et littéraire, amoureux et amoureuses des écrits interrogeant sans y toucher notre part commune d'humanité, ce roman est fait pour vous.
Sébastien, Quai des Brumes, Strasbourg
J'ai dévoré ce livre en apnée, complètement emportée par l'obsession de cet enfant. Son rapport à l'amour, à l'argent est magnifiquement porté par cette écriture déroutante, ces répétitions qui scandent le doute et l'incompréhension, l'envie de bien faire et la recherche de soi. Une émotion martelée à chaque page : CE TEXTE EST FORT, TRÈS FORT!
Aude, Le Chameau sauvage, Toulouse
[...] riche d’intelligence, de sensibilité, de pétillance ! À lire sans réserve, pour notre plus grand profit!
Josée Boileau, Journal de Montréal
[...] on accompagne volontiers ce narrateur pince-sans-rire dans sa quête de lui-même, dans la reconstitution de sa propre histoire, qui débute lorsqu’il a été adopté à l’âge de cinq jours – pas trois, pas quatre, mais bien cinq jours. Cela met la table pour un récit dans lequel il compte de manière obsessive les pertes et les gains: un chocolat chapardé, un billet de 20 dollars confisqué, le lot d’un jeu télévisé, des cadeaux à sa mère comme des actes manqués. Ces pensées qui tournent en boucle finissent par faire du sens en tentant de combler les trous, les brèches et les écarts qui jalonnent sa vie.
Actualités UQAM
Au fil d’un récit dont chaque phrase semble appeler la suivante dans une scansion rappelant les envolées déclamatoires du Mailloux de Hervé Bouchard, Godin tisse une symphonie d’émotion et d’ironie où chaque mot a son poids, offrant une exploration littéraire singulièrement centrifuge des variables à prendre en compte dans la résolution d’une étonnante équation de soi. Un premier roman avec de l’élan!
Revue Les Libraires
Un texte, donc, de vie ou de mort, un texte dont les enjeux excèdent la littérature, ou plutôt dans lequel la fonction esthétique de la littérature devient l’instrument nécessaire de la survie, un roman magnifique et, en même temps, un texte vital. Mais on sait surtout que l’on n’aura jamais assez dit toute la richesse de ce roman, la beauté constante du mouvement de l’écriture de Louis-Daniel Godin, l’incongruité joyeuse de certaines histoires vécues, l’humour du regard ou des mots, l’extrême tendresse parfois… et notre bonheur de lecteur ! Lisez Godin, oh oui, son conte est si bon!
Vincent Gloeckler, de la librairie Lafontaine à Privas
C’est un des livres les plus originaux de cette rentrée littéraire! Dans un style inventif, répétitif, puisqu’on est dans la tête d’un enfant avec sa propre logique, le narrateur se demande quelle est la dette que nous avons envers nos parents et surtout lorsqu’on est un enfant adopté comme lui. C’est un livre surprenant et extrêmement touchant!
Librairie Les Champs magnétiques à Paris
Une autofiction qui résonne longtemps en nous après sa lecture, notamment par sa la vie et QUELLE LANGUE!
Tulitu
Décompte de la dette qui nous relierait aux autres, celle que véhicule le langage dont l’interprétation fait revenir souvenirs et manques, tendresse et non-dits d’une économie familiale qui remontent grâce à de très psychanalytiques associations d’idées. Mimant avec un sens très sûr du rythme, du ressassement qui avance par reculs, progresse par retour, Louis-Daniel Godin donne à entendre une inventive, enfantine, oralité, une pudeur sans doute surtout pour tout, souffrances et joies, qui se révèle dans ce jeu ludique sur les chiffres, sur les décomptes et écarts de la langue. Le compte est bon ouvre alors une fine méditation sur la pluralité de ce que nous sommes, l’arrangement des réminiscences qui, par la mise en mots et en fiction, nous permettrait, presque, de compter sur ce que l’on serait....
La Viduité
Catherine Genest a trippé sur le roman de LE COMPTE EST BON de Louis-Daniel Godin. Elle en parle à l'émission Culture Club avec René Homier-Roy.
Catherine Genest, Culture Club
LE COMPTE EST BON est un grand récit d’introspection.
ActuaLitté
Louis-Daniel Godin explore de larges pans de son enfance dans son premier roman, intitulé Le compte est bon.
Daniel Côté, Le Quotidien
Le récit de soi devient alors le contraire d’un geste narcissique ou d’un règlement de comptes, comme si écrire sa propre histoire, c’était signer une éternelle reconnaissance de dette.
Michel Biron, Revue L'Inconvénient #95, Hiver 2023-24
Le clivage entre la parole et le vécu ; l’expérience incarnée face à ce qui se joue dans et par la parole; le labeur incongru et pourtant involontaire qu’est l’apparition du sujet ; ce que ça veut dire, écrire un récit de vie, et créer une forme qui soit au plus près de la mémoire et de ses mécanismes de projection, d’accentuation et de déplacement (le tout sur fond de cure psychanalytique...): tels sont les nœuds conceptuels du Compte est bon.
Laurence Perron, Lettres Québecoises
Un premier roman marquant qui met en scène un enfant qui perd parfois le compte et un adulte qui, par un travail de mémoire, tente de reprendre le décompte.
Catherine Lambert, Librairie Carcajou
A-t-on une dette envers quelqu’un lorsqu’on a été adopté ? À partir de cette question, un garçon arrivé dans sa famille à l’âge de cinq jours décortique les coïncidences, les anecdotes et les souvenirs marquants qui meublent son parcours dans un exercice de pensée effervescent et éminemment drôle, où les chiffres règnent en maîtres. Inspiré par le rythme discursif de la psychanalyse, Louis-Daniel Godin s’amuse avec les motifs de la répétition et de la distanciation pour mettre en évidence l’absurdité du monde et de la quête identitaire. Prodigieux.
Anne-Frédérique Hébert-Dolbec, Le Devoir
Dans ce roman d’une grande justesse, Louis-Daniel Godin aborde l’adoption avec une transparence désarmante. [...]
Magazine VÉRO

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