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MUSIQUE

Stéfanie Tremblay

Poésie

Fin des années 1990, Stéfanie Tremblay prend des milliers de photographies de la scène punk-rock de Jonquière, une petite ville industrielle. Vingt-cinq ans plus tard, devenue artiste visuelle et autrice, elle propose avec Musique un retour poétique sur ses années de jeunesse et de rage, loin des grands centres, bien avant Facebook. C’est un regard féminin sur une histoire adolescente nord-américaine : le machisme du rock, la violence de la drogue et la tristesse des banlieues, mais aussi les amours immenses, la tendresse infinie et le devenir artiste.

 

Voguant entre les univers de Nan Goldin et de Didier Wampas, la poésie de Stéfanie Tremblay est incisive, drôle, sexuelle et profondément émouvante.

 

et je prie pour que nos images soient cendre et musique rien d’autre que du savon un souvenir qui pétille dans le feu de joie d’une cuve de sécheuse une guimauve pognée dans les cheveux une matière collante permanente une énergie qui m’habite encore

Parution: 19 avril 2022
120 pages, 9782925141167, 20.95$ | 15 €

Échos de la presse MUSIQUE

C'est très cru, c'est en même temps très joli. [...] C'est incisif, c'est drôle. C'est sexuel, c'est émouvant. C'est très simple et ça évoque énormément. [...] C'est grunge, c'est punk.
Catherine Pogonat, L'effet Pogonat, ICI Musique, R-C
Poésie-chanson alternative des années 90, une poésie qui parcourt avec intelligence le no man's land de l'adolescence grunge.
Mathieu Arsenault, écrivain [publié sur l'Instagram de Doctorak Go]
Douloureusement touchant par moments, ce premier recueil de poésie juxtapose habilement des trucs aussi apparemment hétérogènes que le punk et la nostalgie, l’exubérance et l’intériorité, la tristesse et la hargne ou encore l’effronterie et la vulnérabilité. De l’enfance reniée aux puérils premiers émois de ce qui vient tout de suite après, du chatoyant souvenir des couteaux pour les plombs au magma grégaire des folâtreries adolescentes, de l’amour de la musique au besoin d’appartenance, la poète décrit admirablement cette forme particulière de conformisme qui se doit d’être vécu avec la conviction de sa propre marginalité.
Philippe Fortin, Librairie Marie-Laura (Jonquière) | Revue Les Libraires
L’effervescence des corps et la sensation de danger au premier riff, les effluves enivrants ou qui donnent carrément la nausée. On aime on déteste on se met littéralement sur la gueule on rêve on crache on se projette on s’unit même. Je pense à tellement de fois où, tellement de personnes qui. Ça bouillonne en rythme. Des périodes d’immense galère sauvées par ces nuits où tout devient possible, des rencontres qui ont bouleversé le quotidien.
Roxane Allc
Un puissant réconfort flotte après cette deuxième lecture. Une impression d'habiter dans ces mots là, d'y avoir déjà mis les pieds en tout cas. Un recueil que l'on traverse en évitant les canettes de bières vides et "les sac de chips, de vomi". Franche et sans fioritures Stéfanie Tremblay nous garroche les pensées d'une punk dans un Saguenay où la vie de nuit est bien plus attirante que la lumière du jour.
Chloé Larouche, Librairie Harvey (Alma)

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