La Peuplade

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Soleil rouge

Johanne Lykke Holm

Roman

India est en couple avec Kallas. Ils ne souhaitent pas être parents. Un soir, alors qu’ils sont en visite chez des amis au bord de la mer, trois enfants apparaissent sous la lune suspendue, dans la végétation humide de rosée. Ils se nomment Alexander, Domenico et Grimaldi, ils disent n’avoir ni papa ni maman, pas d’histoire. Les adultes les recueillent pour la nuit. Or, leur arrivée est suivie d’un immense incendie rouge et toxique qui dévaste la région. Fuyant le danger, India et Kallas emmènent les jeunes garçons chez eux, à la ville, et soudain ils forment une famille. Les jours passent dans une spirale ascendante d’amour et d’angoisse.

 

Johanne Lykke Holm déploie dans ce roman une écriture précise et précieuse, lourde d’une tragédie à venir, comme un étrange orage sur le point d’éclater. Elle dit la tendresse que l’on peut porter aux enfants, mais aussi toute la peur qu’il y a à devenir parent et la crainte de transmettre son malheur en héritage.

 

Traduit du suédois par Catherine Renaud

Parution: 5 February 2025
408 pages, 978-2-925416-36-4, 32.95$ | 24€

Échos de la presse Soleil rouge

La prose de Johanne Lykke Holm, sublimement transposée en français par Catherine Renaud, oscille entre exactitude tranchante et onirisme troublant. Chaque phrase est ciselée, chaque description exhale une tension qui se fait tantôt brute, tantôt lyrique. L’autrice bâtit un univers où la matière pèse les corps, où le vent, la mer et la pierre imposent leur propre tempo. Soleil rouge est une œuvre envoûtante et déroutante appuyant sur l’incertitude et l’impossibilité de l’évasion. Un ouvrage où chaque sensation est une énigme, et où la langue, somptueuse, esquisse les contours d’un monde suspendu entre veille et rêve.
Marie-Élaine Guay, Le Devoir
Il restera toujours la culture, "Les Liseux" invités, la comédienne Pascale Montpetit et le journaliste Marc Cassivi ont salué l’écriture à la fois précise et atmosphérique, ainsi que l’ambiance cinématographique qui imprègne ce roman – avec une mention spéciale à la traduction fluide et impeccable de Catherine Renaud.
Il restera toujours la culture, ICI Première
La jeune autrice suédoise Johanne Lykke Holm, qui a connu un grand succès avec son roman précédent, Strega, aborde dans ce deuxième livre traduit en français la peur de devenir parent. Un couple, qui ne souhaite pas avoir d’enfants, reçoit un soir la visite, en bord de mer, de trois garçons qui se disent orphelins. Mais leur arrivée est suivie d’un terrible incendie qui pousse le couple à les emmener chez lui, en ville. Contre toute attente, ils en viennent à former une famille, malgré les craintes et l’angoisse. 
Laila Maalouf, La Presse
Soleil rouge est un roman absolument réussi. L’intrigue profonde est soutenue par le style tendre de Johanne Lykke Holm. C’est un roman qui hante, surtout une fois terminé.
Page par Page
Dans la peur que tout s’achève, dans ce qui ressemble aussi à un enlèvement, Soleil rouge invente une forte enfance. Beauté là encore puisque le monde menace. Jamais tout à fait le roman ne va où on l’attend, il reste dans ses appréhensions, dans cette suite de présences, de mirages heureux. Difficile de ne pas en partager la paniques, les pressentiments de pertes.
La viduité
Dans ce roman au phrasé souple et à la cadence parfaite, le couple composé de Kallas et India nage tantôt dans un bonheur amoureux qui se révèle exquis à lire, tantôt dans une fugace étrangeté qui vient nous piquer l'entendement et nous ramener aux fondations plus qu'étrange de cette réalité narrative grevée par des polarisations intenses. Sorte de réécriture subtilement kafkaïenne du classique de Henry James "Le tour d'écrou", le livre de la suédoise Johanne Lykke Holm nous entraîne dans un tourbillon de moments heureux habilement cassés par l'irruption du mal qui revêt la forme d'un immense feu toxique, des conflits de classe ou d'une bureaucratie sans coeur. Lorsque les enfants débarquent dans la vie du couple et qu'ils apprennent les raisons de leur fuite, s'impose alors un tango déchirant qui transforme le tandem en "pierres pleureuses". Des romans de cette trempe, qui affichent une tenue littéraire aussi impeccable et qui nous habitent longtemps, c'est précieux comme des oasis dans un désert.
Olivier Boisvert / Librairie Gallimard Montreal
Ce «Soleil rouge», c’est celui qui nous envahit à la lecture de ce roman, qui rend la narration puissante et à la fois délicate, presque poétique. Dans une ambiance éthérée, baignée d’une langueur moite, on suit ces deux couples, lourds de souffrances sourdes, se perdre dans une abîme sans fond à l’arrivée de trois enfants aux prénoms d’anges, venus de nulle part. Comme en suspens, on parcourt ces lignes l’angoisse au creux du ventre, subjugués par la beauté violente des mots, des gestes, des odeurs aussi, celles des cheveux des enfants, du café chaud, des embruns ; et par-delà, du drame à venir.
Stéphanie - Librairie Torcatis, Perpignan
Avec une langue exceptionnellement sublime, l’autrice questionne la parentalité et la responsabilité des adultes envers les enfants, indépendamment d’un rapport filial. Une très très belle surprise littéraire !
Anaïs - Lilosimages, Angoulème
Comme un délice qu’on n’attend pas et qu’on prend tel qu’il est, justement librement.
Margot Bonvallet - Librairie Passage, Lyon
Johanne Lykke Holm possède ce don de créer des univers singuliers. Sa langue est envoutante et n’y est pas pour rien à l’atmosphère mystérieuse qui plane sur le quotidien d’India et Kallas. Entre les lignes, l’auteure propose une réflexion sur la parentalité qui bouleverse les idées reçues ou préconçues. C’est captivant, jusqu’à une fin particulièrement réussie et profonde.
Mathilde - Librairie Carpe Diem, Munster
Entre maléfice et rêve, Johanne Lykke Holm poursuit avec "Soleil rouge" le tissage d'une trame mouvant, incertaine, fragile.
Julie Coutu, Matricule des anges
Remarquée pour son étrange et hypnotique premier roman, STREGA (2022), Johanne Lykke Holm (photo), née en 1987 en Suède, confirme son éblouissant instinct littéraire avec son second livre, tout aussi singulier que le précédent
Didier Jacob, Le Nouvel Obs
«Soleil rouge» est un roman déstabilisant car on ne sait plus si la menace vient de l'incendie, de cette chaleur insupportable ou des enfants qui apportent un mystère à l'histoire. Pourtant, dès qu'on entre dans ce roman, on ne veut plus le lâcher ni en ressortir! Il y a quelque chose dans l'écriture de Johanne Lykke Holme, une richesse, une précision et parfois au contraire quelque chose de vaporeux, d'étourdissant qui se déploie et traduit une sensorialité très poétique notamment dans ses descriptions de bord de mer. Elle questionne la parentalité, le couple, la fragilité de l'adulte aussi face à l'enfant dans une histoire envoûtante!
Manon R., libraire à la Librairie Coiffard, à Nantes
C’est quoi être parent ? Ca veut dire quoi former une famille ? Est-il possible de vivre longtemps dans cette bulle hors du temps ? Johanne Lykke Holm, par l’intermédiaire d’une traduction fine et ciselée, nous happe dans son univers fait de tensions, de sensibilité à fleur de peau et d’onirisme.
Librairie Esperluette
Dans son deuxième roman, Johanne Lykke Holm nous plonge dans une atmosphère douce et étrange, où la chaleur de l’été suédois se mêle au froid glacial de l’hiver. Dans leur appartement, India et Kallas mènent une vie tranquille jusqu’au jour où trois enfants apparaissent sur le seuil de leur porte. Sans famille, sans repères, ces enfants vont chambouler leur quotidien. À travers une narration magnétique et singulière, Johanne Lykke Holm interroge la parentalité et les limites de la réalité, en nous guidant dans un univers où le banal se mêle à l’absurde. SOLEIL ROUGE, tout en subtilité, soulève des questions profondes sur la nature de la maternité, le désir d’être parents, et ce que cela implique, dans une écriture qui nous laisse hypnotisés, entre le rêve et la paranoïa.
ELLE Québec
L’écriture de Holm a quelque chose d’envoûtant, d’insaisissable. Très précise dans ses descriptions – où le monde inerte pulse d’une énergie mystérieuse –, elle offre néanmoins un récit teintée d’onirisme, vaporeux et inquiétant comme la fumée noire d’un incendie.
Iris Gagnon-Paradis, La Presse
L’altitude d’un roman qui œuvre en générosité. Pétri d’instinct maternel, un hymne bordé de rouge, où s’entrelacent trois petits poucets.
Evlyne Leraut

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